La loi du 6 juillet 1989 stipule que le locataire est tenu de restituer le logement dans le même état que lors de la remise des clés. Donc, s’il n’y avait pas de revêtement de sol, on doit l’enlever avant de quitter l'appartement, sans abîmer le parquet s'il en est revêtu. Peut-on malgré tout coller provisoirement un revêtement de sol. La réponse est dans cet article.
Pour surprenant que cela puisse paraître, le locataire doit retirer le revêtement même, par exemple, s'il s'agit une très belle moquette, qui constitue un embellissement du logement, car rien ne dit que le locataire suivant appréciera d’avoir de la moquette au sol si, par exemple, il y est allergique.
Si le locataire sortant ne peut pas enlever le revêtement parce qu'il a été collé, le propriétaire est en droit de mettre les frais pour le décoller et remettre le sol dans l'état d'origine à la charge du locataire. Le coût des travaux sera alors déduit du dépôt de garantie. Et comme cela coûte cher (décollement, nettoyage de la colle, probable ponçage du parquet, vitrification), on peut généralement dire adieu au remboursement de la caution.
Il y a plusieurs façons de le faire :
Rien n'empêche le locataire sortant de récupérer le revêtement qu'il a lui-même payé. C'est surtout le cas avec la pose libre sur bandes adhésives double-face, ce qui n’abîme pas le revers du revêtement. C'est plus difficile si la pose a été faite avec un fixateur qui pourra avoir abîmé le dossier. Avec la pose tendue, on enregistrera une perte sur les parties agrafées.