Canicule, sécheresse, végétation sèche, vents soutenus… En été, les conditions peuvent favoriser les départs de feu et accélérer leur propagation. Les incendies qui ont récemment touché des maisons en bois rappellent une réalité essentielle : un bâtiment durable doit aussi être conçu pour résister au feu. Le bois présente de nombreux atouts, mais il reste un matériau combustible. Pour limiter les risques, le choix des matériaux qui l’entourent, notamment l’isolation, est déterminant. Rockwool, fabricant de laine minérale (de roche) dresse les principaux points de vigilance à connaître pour renforcer la sécurité incendie d’une construction en bois
Ne pas sous-estimer le risque incendie
Le bois est aujourd’hui largement utilisé dans la construction neuve et la rénovation. Léger, résistant et moins carboné que certains matériaux traditionnels, il permet de répondre à de nombreux enjeux environnementaux. Mais même lorsqu’il respecte des normes de construction strictes, le bois reste combustible et peut brûler lorsqu’il est exposé à un incendie. La sécurité d’un bâtiment en bois repose donc sur plusieurs éléments :
- sa conception,
- la protection de sa structure,
- le compartimentage des espaces,
- le choix de matériaux capables de limiter la propagation du feu.
Éviter les isolants combustibles
Tous les isolants ne réagissent pas de la même manière face aux flammes. Certains isolants combustibles peuvent s’enflammer, dégager d’importantes fumées ou contribuer à la progression de l’incendie. Il est donc important de ne pas choisir un isolant uniquement en fonction de ses performances thermiques ou de son prix. La laine de roche est, quant à elle, un matériau incombustible. Elle ne s’enflamme pas et résiste à des températures supérieures à 1 000 °C. Intégrée aux murs, aux façades, aux planchers ou aux toitures, elle contribue à ralentir la propagation du feu
Vérifier le classement au feu des matériaux
Pour connaître le comportement d’un matériau en cas d’incendie, il faut vérifier son Euroclasse. Cette classification européenne va de A1, pour les matériaux qui ne contribuent pas au feu, à F, pour les matériaux les plus combustibles ou dont les performances ne sont pas déterminées. Pour les zones sensibles d’un bâtiment, il est recommandé de privilégier des matériaux classés A1 ou A2.
Protéger les zones sensibles et soigner la mise en œuvre
Dans une construction en bois, certaines parties du bâtiment sont particulièrement sensibles en cas d’incendie, c’est le cas :
- des façades ;
- des toitures ;
- des planchers ;
- des cloisons ;
- des gaines techniques ;
- des jonctions entre les différents éléments de construction.
Une protection adaptée de ces zones contribue à ralentir la progression du feu, à protéger plus longtemps la structure du bâtiment et à limiter le risque d’effondrement rapide.
La qualité de la pose
Le choix d’un isolant performant ne suffit pas : la qualité de la pose est tout aussi importante. Des espaces non protégés, des ruptures dans l’isolation ou un traitement insuffisant des points de jonction peuvent réduire l’efficacité globale du dispositif de sécurité incendie. Pour une construction neuve comme pour une rénovation, il est donc recommandé de faire appel à des professionnels qualifiés.
Penser en priorité à la sécurité des occupants
Lorsqu’un incendie se déclare, chaque minute compte. Le choix de matériaux qui ne contribuent pas au développement du feu peut donc jouer un rôle déterminant. En ralentissant la propagation des flammes, une isolation incombustible peut offrir un temps supplémentaire précieux pour :
- donner l’alerte ;
- évacuer les lieux ;
- permettre l’intervention des secours ;
- limiter les dommages sur la structure.
Ne pas opposer sécurité et performance environnementale
Construire de manière plus responsable ne doit pas conduire à réduire le niveau de sécurité. Le bois et la laine de roche peuvent être associés pour concilier plusieurs objectifs :
- réduire l’impact carbone de la construction ;
- renforcer la protection contre les incendies ;
- conserver la chaleur en hiver et la fraicheur en été ;
- améliorer l’isolation acoustique.
La laine de roche est également recyclable et peut être réintégrée dans une logique d’économie circulaire. Cette association permet ainsi de construire des bâtiments à la fois plus sobres, plus confortables et mieux protégés.
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Informations : Rockwool