Un enjeu de société : adapter le patrimoine bâti existant
Alors que 80 % des logements dans lesquels nous vivrons en 2050 existent déjà aujourd’hui (sources Anah / Ademe) et que nous passons en moyenne 90 % de notre temps en intérieur, la transition écologique de l’habitat ne peut pas s’appuyer uniquement sur des constructions neuves performantes.
À travers ses initiatives internationales - Sa démarche Re:Living, le Green Paper, les expérimentations Living Attic en France - le Groupe VELUX défend une conviction forte : l’Europe doit apprendre à mieux utiliser, rénover et adapter son patrimoine bâti face aux défis climatiques.
Pour mesurer précisément les attentes et freins des propriétaires français, VELUX a confié à l'institut Ipsos BVA la réalisation d'une étude d'opinion d'envergure auprès de 1 000 propriétaires de maisons individuelles. Les enseignements montrent un changement de paradigme dans le rapport à l’habitat.
Le confort d’été détrône l’urgence hivernale
C'est l'un des enseignements les plus marquants de l'étude : la capacité d'un logement à résister aux canicules devient un critère clé de sa valeur d'usage et patrimoniale.
- 81 % des Français jugent la température intérieure en été très ou extrêmement importante pour définir un logement agréable à vivre, soit exactement au même niveau que la température en hiver (81%).
- Le confort en été (sans surchauffe) devient un critère qui compte dans la valeur perçue du logement. 72% des personnes interrogées en font un critère très important ou essentiel susceptible d’influencer une décision d’achat, devant le critère d’un bon DPE (58%)
Longtemps habitués à des réflexes uniquement curatifs (fermer les volets le jour pour 70%, aérer la nuit pour 49%), les Français prennent conscience de la nécessité d'anticiper la surchauffe par des solutions structurelles et bioclimatiques.
Vivre mieux chez soi devient une priorité
Loin d'une approche purement comptable énergétique, les Français perçoivent désormais leur logement comme un écosystème de bien-être :
- 89% des propriétaires établissent un lien direct entre la rénovation de leur habitat, leur santé et leur moral.
- Les bénéfices les plus attendus lors de travaux de rénovation sont d'abord un meilleur confort thermique hiver/été (65%), puis la recherche de bien-être au quotidien (41%), devant les seules économies d'énergie (57%).
- La lumière naturelle confirme son rôle d'actif de santé mentale et physique :
88% des répondants déclarent qu'elle a un impact positif sur leur moral et 80%sur la réduction du stress.
« La rénovation ne peut plus être appréhendée sous le seul angle des économies d’énergie ou de la facture hivernale. Elle constitue aujourd'hui la réponse centrale aux enjeux majeurs de notre société : l'accès à un logement décent, le confort thermique toutes saisons, la préservation de la santé des occupants et l’adaptation au réchauffement climatique », souligne Sandrine Maguin, Présidente de VELUX France.
Une envie de rénover réelle, mais des freins persistants
Malgré un consensus fort sur les bienfaits de la rénovation, près d’un propriétaire sur deux (46%) a déjà renoncé à des travaux de rénovation au cours des cinq dernières années. Dans la très grande majorité des cas, le frein est avant tout financier : 82% citent un coût des travaux jugés trop élevés, loin devant l’insuffisance des aides disponibles (33%) ou leur complexité d’obtention (26%).
Face à ces contraintes, l'étude met en lumière deux tendances fortes dans la façon d'aborder les travaux :
- Préférer une rénovation progressive par étapes plutôt que globale : pour contourner l'obstacle financier, les ménages privilégient des projets intermédiaires et maîtrisés. Pour les trois prochaines années, 50% des propriétaires prévoient de consacrer un budget modéré compris entre 2 000 € et 10 000 €, tandis que seuls 18% envisagent une rénovation lourde supérieure à 10 000 €.
- Donner la priorité au confort immédiat face à la chaleur : pour lutter contre les canicules, les Français se tournent massivement vers des gestes d'urgence ou des réflexes de confort immédiat comme fermer les volets (70%) ou installer des ventilateurs (27%). En revanche, le recours à la climatisation et les aménagements de structure plus lourds restent encore secondaires dans leurs réflexes estivaux : seuls 20% pensent spontanément à renforcer l'isolation de la toiture et 24% l'isolation des murs ou des fenêtres pour faire face aux fortes chaleurs.
Un quart des répondants jugent aujourd'hui les aides financières publiques simples d'accès et suffisamment incitatives. Pour concrétiser leurs projets, les Français cherchent un accompagnement de proximité : ils accordent leur confiance prioritairement aux conseillers publics France Rénov' (44%), aux Accompagnateurs Rénov' (41 %) et aux artisans locaux indépendants (38%).
Zoom sur l'aménagement des combles
Si la rénovation concerne l’ensemble du bâtiment, l’étude révèle que les espaces sous les toits constituent un levier prioritaire pour améliorer le confort et la performance du logement.
45% des propriétaires déclarent disposer de combles déjà aménagés (27%) ou aménageables (18%). Parmi ceux disposant de combles aménagés, 80% y ont installé une chambre et 33% un bureau ou espace de télétravail.
Dans ces espaces de vie nouveaux, le pari de la luminosité (7,5/10) et du confort d'hiver (7,0/10) sous les toits est aujourd'hui réussi. En revanche, la satisfaction estivale obtient une note moyenne de 5,7/10. Ce constat confirme l'urgence pour les propriétaires d’intégrer des solutions passives durables (isolation performante de la toiture, protections solaires extérieures bloquant la chaleur avant le vitrage, et ventilation naturelle nocturne par effet cheminée) pour maintenir ces pièces fraîches en été sans recourir systématiquement à une climatisation énergivore. Un aménagement des combles intégrant ces solutions améliore l’isolation de l’ensemble du bâtiment et le confort de vie. Les solutions existent, le réflex est à installer.
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