Le sable est ce qu'on appelle un "agrégat", mot qui désigne aussi le gravier. Le ciment ou la chaux, en les agrégeant (d'où leur nom générique) après contact avec l'eau permet d'obtenir un matériau dur et résistant : le mortier et le béton (avec ajout de graviers). La qualité du sable doit être irréprochable.
Sable d'eau douce
Le sable que l’on utilise en maçonnerie provient exclusivement de carrières d’eau douce – ou sable alluvionnaire – et jamais du bord de mer, le sel contenu dans celui-ci perturbant la réaction de prise des liants hydrauliques et provocant des phénomènes d’efflorescence.
La granulométrie du sable
Si dans certains cas, la couleur du sable peut constituer un élément de sélection, c’est avant tout la granulométrie qui importe; elle est définie par l’ouverture des mailles d’un tamis. S’agissant du sable, elle est comprise entre 0,05 et 2 mm. La grosseur du grain détermine l’utilisation du sable dans un mortier ou dans un béton en fonction de l’ouvrage à réaliser.
– Sable fin : 0,05 à 0,5 mm pour les enduits.
– Sable moyen : 0,5 à 2 mm pour le mortier à maçonner.
– Sable gros: 2 à 5 mm.
Propreté du sable
Le sable à maçonner doit être propre (sans déchets organiques et sans argile) et sec, ce qui amène à s’interroger sur les conditions de stockage en plein air observées dans la plupart des dépôts de matériaux.
Foisonnement du sable
Un sable mouillé foisonne (son volume augmente avec la quantité d’eau qu’il contient), ce qui fausse les proportions lors d’un dosage. Sachez que quand on vous vend du sable “à la tonne” on vous vend souvent au mois 200 kg d’eau... Un test de foisonnement est nécessaire avant utilisation.
Mortier de chaux : quel dosage ?
Le mortier de chaux est souvent préféré au mortier de ciment : il est plus malléable, donc plus facile à utiliser, il est plus souple après la prise, il s'intègre mieux à une construction ancienne, il permet à la maçonnerie de mieux respirer. Pour l'utiliser, il faut appliquer un dosage précis. Plusieurs adjuvants peuvent être utilisés.