Sécheresse au jardin : les bons gestes

Alors que les scientifiques alertent sur un été à venir particulièrement sec et chaud, certaines régions sont d’ores et déjà soumises à des arrêtés sécheresse limitant l’utilisation de l’eau. Ce contexte amène les particuliers à repenser l’utilisation de l’eau, notamment dans leur jardin, pour trouver l’équilibre entre survie des végétaux et économie d’eau afin de participer à la lutte contre le réchauffement climatique. Pour les accompagner, l’Union Nationale des Entreprises du Paysage (Unep) et le secteur du paysage préconisent un ensemble de gestes à adopter dans les jardins, pour limiter le recours à l’arrosage tout à préservant les espaces verts et les bénéfices qu’ils permettent – en termes de baisse des températures grâce à l’évapotranspiration ou de qualité des sols.

En 2022, deux tiers des Français (66 %) déclaraient avoir accès à un jardin attenant à leur domicile et ainsi contribuer pour 80 % d’entre eux d’œuvrer à leur échelle à la protection de l’environnement et de la biodiversité. La problématique du « juste arrosage » concerne donc une très grande majorité de Français : en cette période de stress hydrique élevé, plusieurs gestes doivent être adoptés pour que les végétaux survivent aux conditions climatiques. Un arrosage maîtrisé, le paillage, la récupération d’eau ou encore l’adaptation des palettes végétales, compte-tenu des fonctions recherchées dans le jardin, en font partie.

Maitriser son arrosage

Bien arroser nécessite de suivre plusieurs règles, comme celle d’arroser tôt le matin ou après le coucher du soleil, en fine pluie au niveau des pieds des végétaux, en évitant le feuillage. Il faut également veiller à ne pas créer des « trous », ni à tasser la terre pour laisser une terre aérée. Arroser en plein soleil présente un risque de « brûler » les plantes (par l’effet loupe des gouttes d’eau sur les feuillages) et provoque une très forte évaporation de l’eau dans l’air.

Le paillage

Le paillage consiste à placer des résidus végétaux pour couvrir le sol où sont plantés les végétaux. Constitué des déchets de tonte ou de taille, sa mise en place sur une épaisseur d’au moins 10 cm est une solution idéale de rétention d’eau au pied des végétaux, dans la terre. Il permet de laisser l’eau s’infiltrer vers les plantations tout en conservant l’humidité et la fraîcheur du sol. Pour éviter une « brûlure racinaire » ou une faim d’azote, arrosez copieusement les végétaux avant la mise en place du paillage.

La récupération de l’eau de pluie

La mise en place d’une cuve de récupération d’eau de pluie permet de stocker l’eau et de l’utiliser pour arroser les plantes du jardin. L’installation et l’utilisation d’un tel système permet d’économiser jusqu’à 44 % de son prélèvement en eau potable.

Le choix des végétaux

Face au changement climatique, il convient, dans la mesure du possible, d’adapter la palette végétale au sol et au climat local. Choisir par exemple des essences plus rustiques et privilégier une combinaison de plantes cultivées et spontanées assurera à l’espace vert une plus grande résistance dans la durée, en plus de rendre des services écologiques.

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