Les granulés de bois, ou pellets, sont de plus en plus utilisés pour se chauffer. Ils ont un rendement élevé, ils font très peu de cendres, ils sont faciles à stocker (bien que volumineux), ils sont économiques et constitue un combustible biosourcé, issu du recyclage du bois. Ceci étant, ils présentent un risque méconnu : celui de l'émission de monoxyde de carbone (CO) lors d'un stockage. Explications :
Un risque peu connu : le monoxyde de carbone
Stockés de façon prolongée, dans un local peu ou mal aéré, en liaison avec le logement, les granulés peuvent dégager du monoxyde de carbone (CO), ce gaz invisible et inodore qui peut provoquer une grave intoxication. Elle se signale par des mots de têtes, des vertiges, des vomissement et peut être mortelle. Cela concerne essentiellement le stockage en vrac mais les granulés peuvent aussi se dégrader en sacs.
Conditions de stockage : les règles essentielles
Pour limiter les risques, il est crucial de respecter certaines conditions :
- stocker dans un local sec, ventilé et non habité;
- éviter les caves mal aérées ou les pièces de vie;
- installer un détecteur de monoxyde de carbone à proximité;
- ne jamais entasser les sacs dans un espace hermétique.
Un bon renouvellement de l’air est indispensable pour éviter toute accumulation de gaz.
Durée de stockage : attention à la dégradation
À l'abri de l'humidité et stockés dans un local ventilé, les pellets peuvent être conservés en moyenne 6 à 12 mois. Au-delà, ils peuvent se dégrader, de produire plus de poussière et d’émettre davantage de gaz.
En vrac, la vigilance doit être encore plus grande : une rotation régulière du stock est recommandée pour limiter les phénomènes chimiques internes.
Bonnes pratiques pour un stockage sécurisé
Adopter quelques réflexes simples permet de réduire significativement les risques :
- privilégier un stockage à distance des espaces de vie
- contrôler régulièrement l’état des granulés
- maintenir une température stable
- ne pas surstocker inutilement
En respectant ces règles, les granulés de bois restent une solution de chauffage fiable, économique et sûre.
Détecteur de CO2 (dioxyde de carbone ou gaz carbonique) : ne pas confondre avec le détecteur de CO (monoxyde de carbone).
Le détecteur de CO2 ( dioxyde de carbone) ne doit pas être confondu avec le détecteur de CO, le redoutable monoxyde de carbone. Si celui-ci, conséquence de la défaillance ce certains appareils de chauffage, peut être mortel ou très invalidant, le CO2, le gaz carbonique, est surtout révélateur de la mauvaise qualité de l'air en général. Une exposition moyenne pendant 24 h de 1 800 µg/m 3 ou 1 000 (ppm), parties par million, est très préjudiciable à la santé. Elle peut entraîner une perte de conscience, des nausées, des vomissements, une perte de conscience, des convulsions, un coma voire la mort. Le dioxyde peut entraîner des troubles importants du système nerveux central.