Comment utiliser son assurance habitation pour ses travaux de rénovation ?

Vous avez un projet de rénovation pour moderniser votre logement ou améliorer votre confort ? Avant de sortir les pinceaux ou de casser un mur, avez-vous pensé à votre assurance habitation ? Trop souvent négligée, elle peut pourtant jouer un rôle important avant, pendant et après les travaux. Pour éviter les mauvaises surprises et être bien couvert, nous vous faisons le récapitulatif de tout ce que vous devez savoir sur l’utilisation de votre assurance habitation dans le cadre de travaux.

Informer son assureur avant le début des travaux

Avant d’entamer des travaux, même mineurs, le premier réflexe à adopter est de prévenir votre assureur. Pourquoi ? Parce que toute modification apportée à votre logement peut avoir un impact sur votre contrat d’assurance habitation. Que vous soyez propriétaire ou locataire, cela permet d’actualiser la valeur de votre bien, de vérifier les garanties existantes, et de vous assurer que les risques liés aux travaux sont bien couverts.

Certains travaux peuvent augmenter la valeur de votre habitation (extension, rénovation complète, aménagement des combles, etc.). Si vous ne mettez pas à jour votre contrat, vous risquez une indemnisation partielle en cas de sinistre, car l’assureur tiendra compte de la valeur initiale déclarée.

L'assureur pourra aussi vous proposer une extension de garantie temporaire ou un avenant pour couvrir les risques supplémentaires. Par exemple, si vous engagez des travaux lourds comme l’abattage de murs porteurs ou des modifications structurelles, les garanties classiques ne suffisent plus, d’où l’intérêt de discuter en amont avec votre compagnie d’assurance.

Saviez-vous que l’assureur La Macif, assureur pour particuliers et professionnels, vous propose une assurance habitation complète et fiable, qui vous aide dans vos démarches de rénovation ? Pour en savoir plus, rendez-vous sur son site !

Distinguer les types de travaux à assurer

Tous les travaux ne se ressemblent pas, et tous ne sont pas couverts de la même manière par une assurance habitation. Il est donc primordial pour vous de comprendre les distinctions entre les types de travaux pour savoir si votre contrat suffit ou si vous devez souscrire des garanties supplémentaires.

On distingue généralement :

  • les petits travaux d’aménagement intérieur (peinture, carrelage, changement de meubles ou d’équipements) : ils ne nécessitent pas de garanties supplémentaires s’ils n’affectent pas la structure du bâtiment ;
  • les travaux lourds ou structurels (réfection de toiture, extension, démolition, changement de charpente ou modification des fondations) : ceux-ci impliquent des risques accrus (effondrement, dommages aux tiers…) et doivent absolument être signalés à l’assureur ;
  • les travaux réalisés par des professionnels (entreprises, artisans) : dans ce cas, la responsabilité est partagée avec les intervenants, qui doivent eux-mêmes être assurés.

Plus les travaux sont importants, plus la couverture d’assurance doit être solide. Nous vous conseillons donc de faire une évaluation précise des travaux prévus avec votre assureur pour éviter toute zone grise.

Vérifier les garanties de son contrat habitation

Votre contrat d’assurance multirisque habitation (MRH) couvre-t-il les risques liés aux travaux ? La réponse dépend de l’étendue de vos garanties. Voici quelques points à vérifier dans votre contrat :

  • la garantie dommages aux biens : elle couvre les dégâts matériels sur vos biens (meubles, électroménager, etc.) en cas d’incendie, d’inondation ou d’autres sinistres survenus pendant les travaux ;
  • la garantie responsabilité civile : essentielle si vous réalisez les travaux vous-même. Elle vous couvre si vous causez des dommages à autrui (ex : un mur mitoyen endommagé, une fuite d’eau affectant l’appartement du dessous…) ;
  • les exclusions de garantie : certains contrats excluent les dommages causés par des travaux structurels ou par l’utilisation d’engins spécifiques (marteaux-piqueurs, échafaudages…). Il est donc important de lire attentivement votre contrat et ses clauses ;
  • la garantie vol ou vandalisme : utile si votre logement reste accessible ou ouvert pendant les travaux. Une porte non verrouillée ou un échafaudage accessible peuvent faciliter les intrusions.

Si vous constatez que certaines garanties manquent, demandez à votre assureur s’il est possible d’ajouter un avenant temporaire à votre contrat pour couvrir les risques pendant la durée des travaux.

Travailler avec des professionnels assurés

Si vous faites appel à des artisans ou des entreprises pour vos travaux, vérifiez qu’ils sont bien assurés.

Deux assurances sont indispensables :

  • la responsabilité civile professionnelle : elle couvre les dommages causés à autrui pendant l’exécution des travaux ;
  • la garantie décennale : obligatoire pour tous les travaux de gros œuvre, elle couvre les dommages compromettant la solidité du bâtiment ou rendant l’ouvrage impropre à sa destination pendant 10 ans après la réception des travaux.

Avant même de signer un devis, demandez une attestation d’assurance à chaque professionnel. Conservez précieusement ces documents, car en cas de litige ou de sinistre, ils vous seront très utiles pour activer les garanties.

Faites attention, car si l’un des artisans n’est pas correctement assuré et que des malfaçons apparaissent, vous pourriez avoir des difficultés à obtenir réparation. Dans le doute, privilégiez les professionnels référencés et bien établis.

Souscrire une assurance dommages-ouvrage pour les gros travaux

Si vous entreprenez des travaux de grande ampleur (construction, extension, rénovation lourde), vous êtes légalement tenu de souscrire une assurance dommages-ouvrage avant le début du chantier. Elle est obligatoire pour le maître d’ouvrage (le propriétaire commanditaire des travaux) et couvre les réparations nécessaires en cas de sinistre relevant de la garantie décennale.

Son avantage principal est qu’elle permet une indemnisation rapide, sans attendre qu’un tribunal statue sur les responsabilités. Elle prend ensuite en charge les recours contre les assureurs des professionnels impliqués.

Cette assurance couvre par exemple un effondrement du toit, des fissures importantes dans les murs ou encore des problèmes d’étanchéité graves.

Même si son coût peut représenter 1 à 3 % du montant total des travaux, elle reste une garantie précieuse, surtout pour les projets lourds ou les biens destinés à la revente.

Adapter les garanties après les travaux

Une fois les travaux terminés, il est important de mettre à jour votre contrat d’assurance habitation. Toute amélioration de votre logement (agrandissement, rénovation énergétique, aménagement d’une pièce supplémentaire…) peut en effet augmenter sa valeur assurée et modifier les risques à couvrir.

Pensez à :

  • Informer votre assureur de la fin des travaux et lui fournir les éventuelles factures ou attestations des professionnels ;
  • Revoir le montant de votre capital mobilier si vous avez ajouté du mobilier ou des équipements coûteux (cuisine équipée, salle de bain neuve…) ;
  • Évaluer si votre formule actuelle est toujours adaptée ou si vous devez passer à un niveau de couverture supérieur.

Une mise à jour vous permettra d’être indemnisé correctement en cas de sinistre futur. C’est aussi l’occasion de renégocier votre contrat, d’en changer ou de regrouper vos assurances pour obtenir de meilleures conditions.

Avoir les bons réflexes en cas de sinistre pendant les travaux

Un dégât des eaux, un incendie, une chute d’un échafaudage… les accidents peuvent survenir pendant les travaux. Si cela arrive, la marche à suivre est la suivante : assurez votre sécurité et celle des personnes présentes, prenez des photos des dommages dès que possible, contactez votre assureur dans les 5 jours ouvrés (ou 2 jours pour un vol) pour déclarer le sinistre et remplissez une déclaration détaillée, avec circonstances, date, lieu, et estimation des dommages.

L’assureur pourra mandater un expert pour évaluer les dégâts. Selon les cas, il indemnisera directement, ou engagera une action contre l’assureur du professionnel responsable si sa responsabilité est prouvée.

Si vous avez bien préparé votre chantier, déclaré les travaux à l’avance, et vérifié les assurances des intervenants, vous maximisez vos chances d’être bien indemnisé.

Réaliser des travaux dans son logement est un beau projet, mais il ne faut pas négliger l’aspect assurantiel. Prévenir son assureur, adapter ses garanties, et vérifier les couvertures des professionnels sont autant de réflexes essentiels pour mener vos rénovations en toute sérénité.

Notre sélection

image

Un bon bois de chauffage, c'est quoi ? - La brève de Christian PESSEY

Le choix du bois de chauffage est crucial pour assurer un bon rendement énergétique et limiter l'impact environnemental. Mais comment reconnaître un bois de qualité ? Plusieurs critères entrent en jeu : le type d'essence, le taux d'humidité, la densité et la saison de coupe.

image

L'entretien de la chaudière gaz

Christian PESSEY parle  de l’entretien de la chaudière gaz et de votre système de chauffage central. Si vous avez un système par radiateurs ou un plancher chauffant, qui sont alimentés par une chaudière au gaz, vous devez faire entretenir celle-ci une fois par an, que vous soyez locataire ou propriétaire occupant. C’est la même chose pour un chauffe-bains au gaz. C’est une obligation légale. Si vous ne le faites pas, votre responsabilité pourra être engagée en cas d’accident, et vous ne serez pas couvert par votre assurance.

image

Quand faut-il remplacer ses fenêtres de toit ?

Christian PESSEY fait le point sur les signes d'usures qui peuvent pousser au remplacement des fenêtres de toit. En remplaçant vos fenêtre de toit vous ferez des économies de chauffage et vous améliorerez le confort des combles qui en sont équipées.

image

Installer une pompe à chaleur en conservant sa chaudière : la PAC hybride

La pompe à chaleur peut remplacer une vieille chaudière. Il est possible aussi de combiner une PAC avec l'énergie initialement utilisée (gaz ou fioul) : on parle alors de "pompe à chaleur hybride". Comment ça marche? Est-ce intéressant économiquement? Peut-on bénéficier d'aides comme le CITE? Valérie LAPLAGNE, du Conseil d'Administration de l' AFPAC (Association Française pour les Pompes à Chaleur), répond aux questions de Christian PESSEY, journaliste de la construction, en charge de l'émission LA MAISON DE CHRISTIAN TV sur RÉNO-INFO-MAISON.com et les plateformes de podcast.

image

Bien régler son thermostat

Faire des économies d'énergie commence bien entendu par le fait de bien isoler son logement, mais aussi en apprenant à régler correctement le thermostat du ou des appareils de chauffage.

image

Isolation des parois : la fin des ossatures?

L'innovation réside dans la suppression des ossatures métalliques rendue possible par l’association d’une plaque de plâtre ultra résistante et d'accessoires de pose brevetés. Le système permet de réaliser un doublage des murs intérieurs sans ossature métallique verticale.   

Les derniers conseils maison

image

Linky : pour ou contre ?

Le compteur "intelligent" Linky a fait polémique. Les uns y voient une avancée technologique intéressante, les autres un accessoire risquant de collecter des données personnelles à notre insu. Après un certain nombre d'incidents, les choses sont rentrées dans l'ordre.  

image

Un volet persienne à lames orientables motorisées

Deux fabricants français, Lallemant Fermetures et Corrèze Fermetures,  entreprises du Groupe Cola présentent une volet persienne à battants original, en aluminium, à lames orientables motorisées, participant à une bonne gestion de la lumière, mais aussi à la température intérieure des pièces du logement.

image

Motoriser ses fenêtres de toit pour améliorer la qualité de l'air dans l'habitat

La motorisation des fenêtres de toit facilite évidemment leur fonctionnement. Elle est essentielle quand les fenêtres sont situées en hauteur et difficiles voire impossibles à atteindre avec une canne. Mais c'est surtout quand leur fonctionnement est automatisé, par exemple pour le gestion du renouvellement de l'air, qu'elle devient incontournable.

image

Une VMC dans un faux plafond

Le groupe d'aspiration des VMC simple flux est généralement volumineux, notamment en épaisseur. La marque Sauter a présenté une VMC de ce type ultra-compacte, de très faible épaisseur, susceptible d'être installée dans un faux plafond et donc en appartement.

image

La laine verre peut-elle être écologique?

Depuis de nombreuses années, le débat fait rage pour savoir ce qu'est un isolant "écologique", notion à opposer à celle de "biosourcé". Si la matière d'origine elle-même de la laine de verre (le sable ou le verre recyclé) n'est pas en cause, le liant qui assure la cohésion des fibres peut être mis sur la sellette. Un optant pour un liant à base végétale, un fabricant (Knauf Insulation) permet d'apporter une réponse à ce débat.  

image

Sécurisez votre projet solaire avec un installateur proche de chez vous

Choisir le bon professionnel pour votre installation photovoltaïque détermine la réussite de votre projet solaire. Un installateur qualifié garantit la qualité des travaux, la performance énergétique de vos panneaux et la pérennité de votre investissement. Nous vous guidons pour identifier les artisans certifiés près de chez vous, vérifier leurs compétences et comparer les tarifs en toute transparence.

image

Ramoner soi-même sa cheminée : ce que permet la loi, ce que recommandent les experts

Par Christian PESSEY, journaliste spécialisé construction, bâtiment et habitat L'obligation de ramoner les conduits de fumée n'est pas nouvelle. Elle est instaurée par les règlements sanitaires départementaux, unifiés depuis 2023. Les ramoneurs professionnels garantissent la qualité du ramonage au regard du règlement et des assureurs. Une question se pose néanmoins : peut-on le faire soi-même?

image

Matériel électroportatif : critères pour bien choisir ses outils

Avant de passer à l'achat, il est essentiel de bien cerner vos habitudes de travail, car on ne choisit pas de la même manière un outil pour du bricolage occasionnel ou pour un usage intensif sur chantier. En vous appuyant sur l'expertise d’un partenaire de confiance, vous accédez à des outils fiables qui sécurisent votre investissement. Une sélection cohérente vous permet ainsi de gagner un temps précieux.