Passer du fioul au gaz - la brève de Christian PESSEY
Nous allons parler aujourd’hui de « chauffage ». Et plus particulièrement du changement d’énergie. Nous allons aborder l’abandon du fioul au profit du gaz.
L'eau sanitaire peut être chauffée de différentes façons : dans une maison individuelle, elle peut l'être par un chauffe-eau indépendant, le plus souvent électrique, mais potentiellement aussi à gaz, ou bien par la chaudière qui assure aussi le chauffage. Dans un appartement, de la même façon, mais aussi parfois par un chauffe-eau de robinet, ou collectivement pour tout l'immeuble. Ces différents sytèmes permettent un réglage individualisé ou non de la température de l'eau sanitaire (salle de bains, douche, cuisine, buanderie). La température de l'eau doit être stable et efficace pour son objet.
En France, la réglementation encadre strictement la température de l’eau chaude sanitaire afin de protéger les usagers. Selon l’arrêté du 30 novembre 2005 relatif aux installations collectives de production et de distribution d’eau chaude...
"Afin de limiter les risques de brûlure ;
La température de stockage doit être maintenue au minimum à 50 °C en tout point du réseau, afin de prévenir la prolifération de bactéries pathogènes comme la légionelle. Cependant, la température maximale de distribution au robinet ne doit pas excéder 60 °C dans les habitations, et 50 °C dans les établissements recevant des enfants, afin de limiter les risques de brûlures.
Les robinets thermostatiques avec systèmes de blocage permettent de limiter la température de sortie d'eau.
Ces seuils sont donc une obligation légale et technique. Ils imposent aux propriétaires, syndics de copropriété ou gestionnaires d’établissements publics de contrôler régulièrement leurs installations et d’effectuer les réglages nécessaires pour assurer à la fois la sécurité sanitaire et le confort des usagers.
Une eau trop chaude n’est pas seulement un problème de confort ou de sécurité. Elle entraîne aussi des conséquences techniques importantes sur les installations. Tout d’abord, une température excessive accélère l’usure des canalisations et des joints, ce qui augmente les risques de fuites et de pannes. Elle favorise également l’entartrage, surtout dans les régions où l’eau est calcaire, ce qui peut réduire le débit et la performance des chauffe-eau et chaudières.
Une surchauffe répétée accroît par ailleurs la consommation d’énergie, car maintenir une température inutilement élevée mobilise davantage la production d’eau chaude. Cela se traduit par des factures plus lourdes pour les particuliers comme pour les collectivités.
Sur le plan sanitaire, une eau à trop haute température présente un double risque. Le premier, le plus évident, est celui des brûlures domestiques. Une eau à 60 °C peut provoquer une brûlure grave en moins de 3 secondes, ce qui est particulièrement dangereux pour les enfants et les personnes âgées. Les accidents domestiques liés à l’eau chaude sont d’ailleurs régulièrement recensés par les services hospitaliers.
Le second risque concerne la légionellose. Contrairement aux idées reçues, une eau maintenue trop longtemps à une température fluctuante, mal régulée ou mal stockée, peut favoriser la prolifération de la bactérie legionella. Si l’eau stagne dans des canalisations où la température descend en dessous de 50 °C puis remonte brutalement, le risque d’exposition par inhalation de vapeur augmente. Les établissements de santé et les logements collectifs doivent être particulièrement vigilants à ce sujet.
La réglementation impose aux propriétaires et gestionnaires d’installations de respecter ces seuils. En cas de manquement, leur responsabilité civile et pénale peut être engagée. Si un locataire ou un usager subit une brûlure due à une eau trop chaude, le bailleur ou le syndic ou l'hôtelier-restaurateur peut être poursuivi pour négligence. C'est également le cas si quelqu'un vient chez vous et se brûle (hôte, personnel technique à qui vo donnez accès à l'eau chaude, ne serait-ce que pour se laver les mains). De même, dans un établissement recevant du public, le non-respect des règles de température peut entraîner des sanctions administratives, voire la fermeture de l’installation.
Pour se protéger, il est indispensable de réaliser des contrôles réguliers, d’entretenir les équipements de production d’eau chaude et de consigner les vérifications dans un registre. Cette traçabilité constitue une preuve en cas de litige ou d’inspection sanitaire.
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