Mortier et béton : les agrégats (granulats : sable, gravier, etc.)

Également appelés “granulats”, les agrégats constituent pour ainsi dire la charpente des mortiers et des bétons. Le mot désigne tous les éléments qui peuvent être assemblés par un liant. En maçonnerie, il s’agit essentiellement de sable et de gravillons, mais aussi, dans une certaine mesure, de cailloux et de pierres de faible grosseur. Un mélange de liant, de sable et d'eau donne du mortier. En ajoutant au mélange des graviers, des cailloux, des morceaux de pierre on obtient du béton.

Le sable

Qualité de l'eau

Il doit provenir exclusivement d’une rivière ou d'un plan d'eau douce, le sel contenu dans le sable de mer nuisant à la prise du liant et donc à la solidité du mortier ou du béton.

Propreté du sable

Il faut également qu’il soit propre, les impuretés telles que la boue ou la terre pouvant, elles aussi, nuire à la qualité de l’ouvrage. Vous pourrez contrôler cette propreté d’abord à l’œil, puis en frottant le sable entre vos mains (sur lesquelles il laissera une trace s’il est très sale). Pour une sécurité absolue, vous pourrez faire un test plus approfondi : remplissez de sable un bocal en verre sur 7 cm et ajoutez de l’eau salée sur 5 cm. Agitez le tout, puis laissez reposer. Au bout de quelques heures, les impuretés se déposeront sur la couche de sable, vous permettant d’apprécier le degré de propreté du matériau.

L'humidité du sable

L’humidité du sable que vous emploierez est également importante, car elle peut modifier de façon très sensible les proportions lors du gâchage ; en effet, l’eau mêlée au sable entraîne une augmentation de volume (on dit que le sable "foisonne"). On considère que le foisonnement est en moyenne, de l’ordre de 20 %.

Test de foisonnement

Une méthode simple permet de connaître le pourcentage de foisonnement : on sait que le sable occupe exactement le même volume dans l’air que dans l’eau. Pour apprécier le  foisonnement d’un sable, réalisez l’expérience suivante:
• Prenez un récipient (un seau) gradué en litres (au-delà de 10 l) 
• Versez-y 10 l de sable foisonné 
• Versez plus d’eau que de sable 
• Mélangez l’eau et le sable 
• Laissez reposer jusqu’à ce que le sable se dépose au-dessous du niveau des 10 l 
• Rajoutez du sable jusqu’à ce que le niveau des 10 l soit de nouveau atteint ; la quantité de sable ajoutée correspond au foisonnement.

Ainsi, si vous avez ajouté 3 l de matériau, cela signifie que 13 l de votre sable correspondent à 10 l du même sable sec ; le foisonnement de votre agrégat est donc de 30 %. Vous pourrez ainsi corriger vos proportions au moment du gâchage.

Les graviers, les cailloux et les pierres

La haute résistance du béton est obtenue par la liaison de particules rocheuses plus grosses que le sable. Les graviers, les cailloux et même les pierres concassées entrent dans cette catégorie, les premiers étant, bien sûr, les plus utilisés.

De rivière ou de mer

On trouve des graviers de rivière et des graviers de mer (préalablement lavés à l'eau douce). Les premiers sont généralement plus ronds et plus polis, d’où un meilleur calage spontané lors du coulage. De nombreux graviers résultent du concassage de roches. Cela leur donne une meilleure homogénéité physique (ils ont forcément à peu près la même origine), et leur calibrage est constant.

Trois catégories

Graviers, cailloux et pierres concassées constituent trois grandes catégories à l’intérieur desquelles on trouve encore trois classes : gros, moyens, petits. Ce classement est important, car il permet d’établir la granulométrie de l’agrégat, un élément qu’il faut connaître lorsqu’on veut, par exemple, un béton correspondant à une charge et à une résistance précises – il faut en effet avoir une granulométrie continue, les différentes grosseurs d’agrégats devant être représentées. En fait, l’amateur n’emploie généralement que deux agrégats pour préparer son béton : du sable et des gravillons. La granulométrie est alors considérée comme discontinue. La solidité du béton obtenu est le plus souvent largement suffisante.

Granulométrie des différents agrégats
Type d'agrégat Classe Calibre maximal (en mm)
Sable petits 0,08
moyens 0,30
gros 1,25
Gravillons petits 5,00
moyens 8,00
gros 12,50
Cailloux, pierres concassées petits 20
moyens 30
gros 50

 

Mis à jour le 24/09/2025


Ces articles peuvent vous intéresser :

image

Réaliser des scellements au plâtre ou au mortier

La réalisation de scellement est l'une des opérations basique en maçonnerie. C’est souvent en scellant que l’on se familiarise avec les produits de maçonnerie. Les scellements peuvent être réalisés avec du plâtre , avec du mortier de ciment ordinaire ou avec des produits spécifiques, spécialement formulés pour ce type de réalisation.

image

Faire du béton (dosage et gâchage)

Le béton est proche du mortier, la seule différence étant l'ajout de graviers lors du gâchage. On peut gâcher à la main pour les faibles quantités, mais on utilise le plus souvent une bétonnière, qui facilite grandement les opérations lorsqu’il s’agit de couler une dalle ou de réaliser des travaux de coffrage importants. Pour une grosse quantité de béton, on aura recours à une livraison par camion-toupie.

Les dernieres vidéos maison

image

Quand faut-il remplacer ses fenêtres de toit ?

Christian PESSEY fait le point sur les signes d'usures qui peuvent pousser au remplacement des fenêtres de toit. En remplaçant vos fenêtre de toit vous ferez des économies de chauffage et vous améliorerez le confort des combles qui en sont équipées.

image

Installer une pompe à chaleur en conservant sa chaudière : la PAC hybride

La pompe à chaleur peut remplacer une vieille chaudière. Il est possible aussi de combiner une PAC avec l'énergie initialement utilisée (gaz ou fioul) : on parle alors de "pompe à chaleur hybride". Comment ça marche? Est-ce intéressant économiquement? Peut-on bénéficier d'aides comme le CITE? Valérie LAPLAGNE, du Conseil d'Administration de l' AFPAC (Association Française pour les Pompes à Chaleur), répond aux questions de Christian PESSEY, journaliste de la construction, en charge de l'émission LA MAISON DE CHRISTIAN TV sur RÉNO-INFO-MAISON.com et les plateformes de podcast.

image

Bien régler son thermostat

Faire des économies d'énergie commence bien entendu par le fait de bien isoler son logement, mais aussi en apprenant à régler correctement le thermostat du ou des appareils de chauffage.

image

Isolation des parois : la fin des ossatures?

L'innovation réside dans la suppression des ossatures métalliques rendue possible par l’association d’une plaque de plâtre ultra résistante et d'accessoires de pose brevetés. Le système permet de réaliser un doublage des murs intérieurs sans ossature métallique verticale.   

image

Travaux de maçonnerie

La maçonnerie est à la base des travaux de construction. Les techniques sont assez simples, mais il faut suivre à la lettre les conseils avisés et ne se lancer dans les travaux qui participent à la solidité du bâti que bien informé. L'outillage est basique et assez peu onéreux.

image

Les conseils rénovation

La rénovation permet de prolonger et d'améliorer la maison. La rénovation énergétique de la maison est à l'ordre du jour : isolation, chauffage, rafraîchissement permettent de mieux vivre et de faire des économies

image

Nos conseils jardin

Le jardin est le complément logique de la maison, comme le sont le balcon, la terrasse et même le logement en général pour y faire pousser des plantes d'intérieur.

Les derniers conseils maison

image

Stalactites de glace : un danger hivernal sous-estimé

Le danger des stalactites de glace qui pendent des gouttières ou des avancées de toit dans les régions les plus froides, ou ailleurs lors des épisodes hivernaux, est généralement sous-estimé. Pourtant ils constituent un redoutable dangers quand il se décrochent du fait de leur poids et de leur pointe acérée. Les risques d'accidents sont important aussi bien pour les occupants de la maison que pour les tiers, notamment les passants si la maison borde la rue. Les conséquences juridiques peuvent êtres importantes. 

image

Neige accumulée sur le toit : risques, responsabilité, solutions pour l'éliminer

Quand la neige s’accumule sur les toitures, le décor est souvent féerique. Mais derrière cette carte postale hivernale se cachent de vrais risques, tant pour les bâtiments que pour les personnes. Chaque hiver, particuliers et professionnels se posent la même question : faut-il intervenir, qui est responsable, et comment agir sans danger ?

image

Que faire quand un robinet de jardin est gelé ?

Chaque hiver, c'est la même chose : on oublie de purger et de protéger le robinet du jardin , dit de "puisage", quand il se met à geler. Cet incident apparemment banal peut avoir de lourdes conséquences. Face au gel, mieux vaut prévenir que... subir. Il faut agir avec méthode et logique.

image

Le sel fait-il vraiment fondre la neige et le verglas ? Usages, avantages et limites

Quand la neige arrive elle s'accompagne souvent du verglas, et réciproquement. Terrasse, allées bétonnées dallées, carrelées ou bétonnées peuvent devenir impraticables, de même que le trottoir devant chez soi. Le sel apparaît la solution la plus efficace. Mais si le sel fait bien fondre la neige et le verglas, c'est à certaines conditions. Efficace, pratique et économique, il doit être utilisé avec discernement pour limiter ses impacts à long terme.

image

Cheminées, poêles à bûches et à granulés, inserts connectés

Suivre et comparer les périodes d’utilisation de votre installation de chauffage au bois et à granulés, c’est désormais possible. Le système a été mis au point par deux entreprises françaises Poujoulat et Delta Dore. Une façon d'améliorer le rendement et le confort.

image

Quels matériaux pour un plafond insonorisant non-feu dans un sous-sol

Des évènements dramatiques ancien ou récents on démontré le danger gravissime que pouvaient constituer les caractère très inflammable de certains matériaux acoustiques au plafond de locaux en sous-sol ou non, où le bruit et la musique pouvait gêner les autres occupants. Les solution non-feu (M0) ou faiblement combustibles (M1) existent et donnent de très bons résultats acoustiques, sans risque de prendre feu.

image

Détecteur de CO2 (dioxyde de carbone ou gaz carbonique) : ne pas confondre avec le détecteur de CO (monoxyde de carbone).

Le détecteur de CO2 ( dioxyde de carbone) ne doit pas être confondu avec le détecteur de CO, le redoutable monoxyde de carbone. Si celui-ci, conséquence de la défaillance ce certains appareils de chauffage, peut être mortel ou très invalidant, le CO2, le gaz carbonique, est surtout révélateur de la mauvaise qualité de l'air en général. Une exposition moyenne pendant  24 h de  1 800 µg/m 3   ou 1 000 (ppm), parties par million, est très préjudiciable à la santé. Elle peut entraîner une perte de conscience, des nausées, des vomissements, une perte de conscience, des convulsions, un coma voire la mort. Le dioxyde peut entraîner des troubles importants  du système nerveux central.

image

Comment choisir une perceuse ?

Le choix d'une perceuse peut sembler banal. Pourtant, face à la profusion de modèles d' électroportatif en rayon dans les grandes surfaces de bricolage, la machine peut vite devenir un mauvais achat si elle est mal adaptée aux travaux à entreprendre. Puissance, vitesse, confort ou encore type de mandrin : voici un tour d’horizon des critères essentiels pour ne pas se tromper.