Passer du fioul au gaz - la brève de Christian PESSEY
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Alors que la climatisation souffre en France d’une image souvent négative, la pompe à chaleur (PAC) continue de s’imposer comme une solution de référence pour le confort thermique toute l’année. Et pour cause : un climatiseur fixe n’est rien d’autre qu’une pompe à chaleur air/air, capable de fournir chauffage en hiver et rafraîchissement en été, tout en s’intégrant parfaitement au bâti lorsqu’il est dimensionné, installé et entretenu par un professionnel qualifié.
La PAC air/air combine efficacité énergétique et respect de l’environnement. Son fonctionnement repose sur un mix énergétique incluant les énergies renouvelables (l’énergie présente gratuitement dans l’air) et l’électricité, de plus en plus décarbonée.
La réglementation européenne impose désormais aux PAC air/air une efficacité saisonnière minimale de 3,4 en chauffage pour être mises sur le marché. En pratique, le coefficient de performance saisonnier (Scop) constaté atteint généralement 5 : pour 1 kWh d’électricité consommée, la PAC restitue 5 kWh de chaleur. En mode rafraîchissement, cette efficacité peut être encore plus élevée, faisant de la PAC un outil particulièrement adapté au confort d’été.
Selon le Syndicat des Énergies Renouvelables, le parc installé de PAC air/air en France dépasse les 4,5 millions d’unités en 2023, toutes typologies confondues (résidentiel et tertiaire). Quant à l’impact de ces équipements sur la consommation électrique estivale, le gestionnaire du réseau RTE souligne dans son rapport "Futurs énergétiques 2050" : « En 2050, un été sur trois pourrait être marqué par une canicule comparable à celle de 2003. Ces effets sur la température se traduisent par une hausse de la consommation d’électricité pour la climatisation, largement compensée, sur l’année, par la baisse de la consommation sur le chauffage. »
La PAC air/air est plébiscitée en résidentiel pour son efficacité et son confort toute saison. Une étude de 2019 portant sur 25 000 PAC connectées a montré que ces équipements fonctionnaient en moyenne 45 % de l’année, dont 33 % pour le chauffage et 11 % pour le rafraîchissement (1 % en ventilation seule). Même si le chauffage reste l’usage principal, la fonction rafraîchissement se révèle stratégique face aux épisodes de chaleur de plus en plus fréquents.
Le secteur tertiaire, où les besoins de confort hiver/été sont plus équilibrés, bénéficie également de cette solution. Depuis la canicule de 2003, la protection des personnes vulnérables – dans les hôpitaux, les EHPAD ou les établissements scolaires – est devenue un enjeu de santé publique. La PAC air/air, complétée par des solutions passives comme l’isolation et la protection solaire, permet de maintenir un confort thermique optimal et de protéger les populations les plus sensibles.
En dépit d’une image parfois négative et d’inégalités de traitement (aides publiques, TVA), la PAC air/air reste un équipement fiable, performant et capable de fournir confort d’hiver et d’été. Son usage raisonné, comme en témoigne l’expérience française, permet de limiter l’impact des vagues de chaleur sur la santé tout en évitant la surconsommation d’électricité.
Contrairement à d’autres pays, l’électricité utilisée pour le rafraîchissement en France est très décarbonée : plus de 91 % de l’électricité est bas carbone, avec une part encore plus élevée en 2024 (95 %), issue du nucléaire et des énergies renouvelables. De plus, les PAC air/air fonctionnent en circuit fermé et, si elles sont correctement installées et entretenues, n’émettent pas de fluides frigorigènes dans l’atmosphère. La réglementation européenne F-Gas encadre strictement leur manipulation et vise à éliminer progressivement les fluides à fort potentiel de réchauffement planétaire d’ici 2050.
Le marché des PAC air/air de moins de 17,5 kW connaît actuellement un ralentissement lié à la baisse de la rénovation énergétique. Après un recul de 12 % en 2024 (800 399 unités vendues), les chiffres de janvier à mai 2025 indiquent une nouvelle baisse de 15 %. Un éventuel rebond lié à la vague de chaleur actuelle ne pourra être confirmé qu’à la rentrée de septembre 2025.
Communiqué de Uniclima validé par la rédaction
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