Arbres fruitiers : les protéger pour mieux récolter

L’attaque de nombreux prédateurs peut entraîner une forte baisse de rendement, sinon la destruction de la récolte fruitière. Il n’est jamais nécessaire de traiter à outrance mais il faut traiter judicieusement, avec des produits biologiques,  et au bon moment, après avoir déterminé avec certitude le prédateur dont le l'arbre ou l'arbuste est atteint. 

Dégâts dus au sol ou au climat

L’asphixie

L'arbre semble dépérir (les feuilles jaunissent et tombent en plein été) et il peut mourir au bout de quelques années. Le sol est trop compact ou gorgé d’eau. L’amendement est la seule solution.

La chlorose

Les feuilles jaunissent ; le limbe devient jaune très pâle et il ne produit plus, il peut périr. Un manque de fer ou un excès de chaux dans le sol en est la cause. Prévoyez des porte-greffes adaptés ; apportez éventuellement au sol des sels de fer et pulvérisez plusieurs fois sur le feuillage des solutions de sulfate ferreux. Utiliser la bouillie bordelaise en hiver.

Les gelées

Elles risquent de causer de gros dégâts. Les gels d’hiver rigoureux abîment le bois aoûté. Les gelées printanières tardives risquent de détruire la floraison ou même les fruits noués en avril, plus rarement en mai. Choisissez des variétés à floraison tardive.

La grêle

Elle peut lacérer feuilles et tiges et meurtrir les fruits. Appliquez un traitement anticryptogamique après l’orage.

Le vent

S’il souffle très fort, il nuit à une bonne fécondation. Plus tard, il provoque des blessures sur feuilles et fruits, et peut faire tomber ces derniers avant maturité. Installez le verger dans un secteur abrité des grands vents. ou installez des brise-vent qui ne doivent cependant pas nuire à l'ensoleillement.

Les coups de soleil

Ils se manifestent dans les régions à forte chaleur estivale, surtout sur des arbres récemment transplantés. La meilleure protection consiste à entourer le tronc d’un boudin de paille maintenue humide. Ne pas le laisser de façon prolongée.

La sécheresse

Lorsqu’elle dure de longues semaines, la sécheresse peut entraîner une forte diminution de la production de fruits. Arrosez abondamment au pied de chaque arbre et paillez pour conserver l’humidité. Binez autour de l'arbre.

Dégâts dus aux animaux

Les oiseaux

Ceux du genre bouvreuil, pinson, mésange, attaquent pour différentes raisons les bourgeons des arbres fruitiers pendant le repos hivernal. Ces oiseaux, quand ils passent en troupes serrées, détruisent la quasi-totalité des bourgeons, annulant ainsi la production fruitière. D’autres oiseaux provoquent des dégâts sur les fruits à maturité : étourneaux, merles, pies, etc. Les filets apportent une bonne protection. Le systèmes d'effarouchement peuvent donner de bons résultats, surtout sur les arbres de plein vent.

Les rongeurs

Les lapins, les lièvres rongent l’écorce au pied des arbres. En automne, les loirs et les lérots mangent pommes, poires, noix, etc., parvenues à maturité. Entourez le pied des arbres avec un grillage en plastique ou métallique. 

Dégâts dus aux insectes 

Les insectes de sol

La courtilière (ou "taupe grillon") creuse des galeries dans le sol et coupe les racines. Les dégâts sont importants surtout lorsque le chevelu des arbres n’a pas encore un grand développement. Il existe des traitement spécialisés non-toxiques (se renseigner en jardinerie). La larve du hanneton se présente sous la forme d’un gros ver blanc à tête noire, replié sur lui-même et peu mobile. Les dégâts sur les racines peuvent aller jusqu’à la mort du jeune plant. Il faut traiter le sol avec un désinfectant avant plantation. Une aération du sol au pied des arbres implantés permet un ramassage manuel des larves.

Les chenilles défoliatrices

Elles se nourrissent des feuilles des différents arbres fruitiers et s’attaquent de préférence aux jeunes feuilles des extrémités des branches. Elles touchent également les fruits et provoquent une déformation. Les papillons adultes ne causent aucun dégât. Un insecticide biologique contre les vers et les chenilles à base de Bacillus thuringiensis (bactérie) convient parfaitement. Une pulvérisation d'un mélange d'eau tiède et de savon noir également.

Les acariens

Ces petits insectes dodus percent les tissus végétaux pour se nourrir de la sève. Les feuilles piquées se referment sur elles-mêmes, rendant plus difficile la projection du produit sur les insectes à atteindre. Utilisez des auxiliaires pour les combattre.

Les araignées rouges

Ces insectes minuscules, difficilement visibles à l’œil nu, vivent sous les feuilles des arbres fruitiers. Durant les années chaudes et sèches, ils provoquent des pertes importantes. On reconnaît les attaques d’araignées rouges à l’aspect bronzé ou grisâtre que prend le feuillage. Comme pour les acariens, utilisez des auxiliaires. 

Guêpes, frelons

Les dégâts ne sont notables que sur les fruits arrivée à maturité avancée. Récoltez les fruits avant celle-ci. L'ensachage est une bonne solution préventive. Évitez les pièges à insectes qui éliminent les insectes sans discrimination, et qui tuent notamment les abeilles.

 


Ces articles peuvent vous intéresser :

image

Que faire au jardin en septembre?

Au jardin, septembre achève une saison et permet d'en préparer une autre. C'est le mois des récoltes autant que des semis, au potager comme au jardin de fleurs. Ce n'est pas le moment de relâcher son attention, même si la nature prépare  son grand sommeil.

image

Arbres fruitiers : le choix des formes

Former un arbre consiste à le structurer en vue de la production fruitière. Un scion, ou jet, constituant la première pousse verticale est incliné, arqué ou taillé différemment selon que l’on veut obtenir une forme plate (palissée) ou libre. Les tailles successives ont pour but de former les charpentières, tout en veillant au développement (à l’allongement) de l’arbre, dans les limites qu’il atteint à l’âge adulte. Les tailles successives de formation s’étalent sur deux ou trois ans.

image

Tailler arbres et arbustes

L’opération consiste à éliminer ou à raccourcir certains rameaux sur les végétaux ligneux. Elle favorise donc la croissance des rameaux conservés, ainsi que la floraison ; certaines espèces ne doivent jamais être taillées : il s’agit, en général, d’arbres à croissance assez lente tels que le chêne, le bouleau, le hêtre ou le marronnier. La plupart des espèces subissent annuellement une taille de nettoyage. Sur les arbustes et les arbres cultivés pour leur floraison décorative se pratique une taille de floraison, destinée à favoriser la venue de belles fleurs bien développées. Les tailles d’élagage et de rabattage assurent la régénération de la plante. La taille des arbustes décoratifs est plus simple que celle des fruitiers, mais demande de la minutie.

Notre sélection

image

Un bon bois de chauffage, c'est quoi ? - La brève de Christian PESSEY

Le choix du bois de chauffage est crucial pour assurer un bon rendement énergétique et limiter l'impact environnemental. Mais comment reconnaître un bois de qualité ? Plusieurs critères entrent en jeu : le type d'essence, le taux d'humidité, la densité et la saison de coupe.

image

L'entretien de la chaudière gaz

Christian PESSEY parle  de l’entretien de la chaudière gaz et de votre système de chauffage central. Si vous avez un système par radiateurs ou un plancher chauffant, qui sont alimentés par une chaudière au gaz, vous devez faire entretenir celle-ci une fois par an, que vous soyez locataire ou propriétaire occupant. C’est la même chose pour un chauffe-bains au gaz. C’est une obligation légale. Si vous ne le faites pas, votre responsabilité pourra être engagée en cas d’accident, et vous ne serez pas couvert par votre assurance.

image

Quand faut-il remplacer ses fenêtres de toit ?

Christian PESSEY fait le point sur les signes d'usures qui peuvent pousser au remplacement des fenêtres de toit. En remplaçant vos fenêtre de toit vous ferez des économies de chauffage et vous améliorerez le confort des combles qui en sont équipées.

image

Installer une pompe à chaleur en conservant sa chaudière : la PAC hybride

La pompe à chaleur peut remplacer une vieille chaudière. Il est possible aussi de combiner une PAC avec l'énergie initialement utilisée (gaz ou fioul) : on parle alors de "pompe à chaleur hybride". Comment ça marche? Est-ce intéressant économiquement? Peut-on bénéficier d'aides comme le CITE? Valérie LAPLAGNE, du Conseil d'Administration de l' AFPAC (Association Française pour les Pompes à Chaleur), répond aux questions de Christian PESSEY, journaliste de la construction, en charge de l'émission LA MAISON DE CHRISTIAN TV sur RÉNO-INFO-MAISON.com et les plateformes de podcast.

image

Bien régler son thermostat

Faire des économies d'énergie commence bien entendu par le fait de bien isoler son logement, mais aussi en apprenant à régler correctement le thermostat du ou des appareils de chauffage.

image

Isolation des parois : la fin des ossatures?

L'innovation réside dans la suppression des ossatures métalliques rendue possible par l’association d’une plaque de plâtre ultra résistante et d'accessoires de pose brevetés. Le système permet de réaliser un doublage des murs intérieurs sans ossature métallique verticale.   

Les derniers conseils maison

image

Remontées d'humidité : quelles solutions?

Les remontées d'humidité dans une maison sont un véritable fléau qui concerne beaucoup de constructions. Les causes sont multiples mais les dégâts toujours les mêmes : auréoles sur les murs, à l'intérieur du sous-sol ou de la cave, efflorescences blanchâtres et poudreuses, décollement de la peinture et des revêtements murauxau rez-de-chaussée, etc. Au-delà de tarir l'origine de l'humidité à l'extérieur, quelles sont les solutions pour y remédier?  

image

Chauffage collectif : l'individualisation des coûts

La maîtrise de la facture de chauffage est une préoccupation majeur pour les habitants des immeubles collectifs. Une solution simple et transparente a été développée par Synergie, via Kocliko, spécialiste de l’individualisation du chauffage. Chaque immeuble équipé bénéficie d’un pilotage intelligent qui permet de réduire concrètement sa consommation d’énergie, tout en assurant une répartition équitable des charges pour les habitants.

image

Prendre soin des bois extérieurs: nettoyage de printemps

Plus que jamais le bois est le matériau du XXI ème siècle. Il coche toutes les cases : naturel, esthétique, puits de carbone naturel, léger pour le travailler en structure, solide et isolant pour habiller bardages et terrasses, il s’installe partout. Une terrasse, une pergola ou un balcon en bois deviennent instantanément une « annexe » de la maison où il fait bon se reposer et se retrouver à plusieurs. Néanmoins, si le bois constitue un choix responsable en même temps qu’un produit durable et isolant au rendu immédiatement esthétique, il implique, pour conserver ses qualités uniques, la mise en place de bonnes pratiques dès la genèse d’un projet.

image

Les particularités, avantages en rénovation et en construction neuve des maisons en bois.

Bois local, matières premières régionales, savoir-faire du terrain. La   maison ossature bois   s’affirme dans les paysages de Haute-Savoie, Savoie et Pays de Gex. Les chantiers avancent vite : le bouche-à-oreille fonctionne, les mentalités changent. Construire ou rénover en bois n’est plus un pari risqué. Un matériau qui conjugue   performance énergétique , confort de vie et plaisir d’habiter autrement.

image

Rénovation des volets en bois

La remise en état régulière des volets en bois tient de la corvée. Impossible d’y échapper tous les deux ou trois ans, surtout en site exposé, par exemple au bord de la mer. C’est pourquoi beaucoup préfèrent le PVC, l’aluminium, voire la résine. Néanmoins en travaillant avec méthode, il n'est pas très difficile de rénover les volets bois.

image

Les différents types de plafonds

Dans les maisons anciennes, les plafonds sont en plâtre sur lattis (bacula). Dans les habitations modernes, ils sont le plus souvent en plaque de plâtre. Si le plancher est à structure bois, les deux types de plafond sont fixés sur les solives qui supportent le plancher de la pièce supérieure. Beaucoup de maisons ont des sols et planchers d’étage en béton : dalle auto-porteuse, mais plus souvent encore plancher en hourdis béton (ou entrevous), posés entre des poutrelles en béton précontraint, des plaques de plâtre assurant la finition du plafond.

image

Isolation coton certifiée ACERMI

Il existe un isolant biosourcé et durable, en laine de coton, produit par la marque française Buitex, dénommé COTONWOOL. Il est issu des chutes de tissus neufs de l’industrie textile et assure une isolation performante rendant la maison confortable tout en limitant son impact environnemental. Les panneaux isolants bénéficient d'un Avis Technique du CSTB et une certification ACERMI.