Bien calculé, un abonnement électrique ne devrait pas dépasser 10% du prix d'une facture moyenne. Pour cela il faut prendre en compte un certain nombre de facteurs sans nuire au confort. Une puissance d'abonnement trop faible peut entraîner la coupure par le disjoncteur, trop forte c'est du gaspillage. Bien sûr il faut aussi faire jouer la concurrence.
Apprécier ses besoins en électricité
Une bonne appréciation des besoins en électricité permet de réduire le coût de l’abonnement. La puissance électrique souscrite est généralement supérieure à celle nécessaire, par souci de confort et pour ne pas être ennuyé par une coupure subite lorsqu’un appareil de forte puissance (souvent le soir, en plein milieu du repas) se met en marche et fait “sauter” le disjoncteur, ce qui revient à couper l’alimentation, au mieux du circuit concerné, généralement sur l’ensemble de l’installation. En calculant plus précisément la puissance nécessaire et en adoptant certains dispositifs, on peut faire des économies sur le coût de l'abonnement.
Opter pour la bonne puissance
La puissance de chaque appareil s’exprime en W ou en kW. Un radiateur aura, par exemple une puissance de 1 500 W (1,5 kW), un ventilateur de 60 W seulement. L’addition de la puissance des appareils alimentés par l’installation correspond, en théorie, à la puissance dont on a besoin. En théorie seulement, car tous nos appareils ne fonctionnent pas en même temps. Les fournisseurs d’énergie proposent en général des abonnements en fonction de la surface du logement : :
– 3 kVA : pour les appartements de moins de 50 m² qui ne sont pas chauffés à l’électricité;
– 6 kVA : pour les logements de moins de 80 m² au tout électrique;
– 9 kVA : pour les logements entre 80 et 100 m² au tout électrique;
– 12 kVA : pour les logements de plus de 100 m² au tout électrique
(références Engie).
Utilité du délesteur
Une appréciation plus fine des besoins peut permettre de réduire le prix de l’abonnement, surtout si l’on équipe l’installation d’un délesteur qui s’installe au tableau de répartition et qui coupera automatiquement l’alimentation, par exemple du chauffe-eau, si l’appel de consommation de celui-ci, à l’heure de sa mise en marche programmée, risque de dépasser la puissance souscrite dans l’abonnement.