Le syndrome des "trois petits cochons" fait que les maisons bois sont considérées comme plus exposées aux incendies que les autres. Pourtant, le pompiers déclarent généralement préférer intervenir dans l'incendie d'une maison bois plutôt que dans une maison en "dur". Le bois en effet conserve sa rigidité plus longtemps et, quand il est attaqué par le feu, crée une croûte rigide qui protège la structure de la déformation et retarde les effets de l'incendie sur le bois. Néanmoins, un certain nombre de précautions sont à prendre pour renforcer cette résistance.
Les maisons bois à structure massive (madriers, fustes)
Elles sont peu exposées au risque d'incendie du fait de la densité des matériaux constructif, sauf embrasement exceptionnel des éléments intérieurs en bois (parquets, lambris, etc.) au même titre que les maisons à structure maçonnée.
Sauf incendie majeur (feux de forêt ou de broussailles), elles ne sont exposées au risque d'incendie, que si elles ne respectent pas les normes strictes de sécurité en la matière.
Comment renforcer la résistance des maisons à ossature bois
La résistance au feu des structures bois peut être renforcée :
• en accroissant la taille des éléments d'ossature ;
• en utilisant un revêtement de protection non-combustible ;
• en utilisant un isolant incombustible (laine de verre ou de roche) et appliquant un traitement ignifuge par brossage, trempage, imprégnation, pulvérisation pendant la construction. Il en est de même pour les éléments de structure et de décoration intérieurs ;
• en appliquant un enduit extérieur maçonné (enduit de mortier à la chaux) incombustible ;
• en utilisant un doublage intérieur incombustible (plaque de plâtre) ;
• en optant pour des volets roulants ou battants métalliques, donc incombustibles.