L'instabilité internationale conduit les autorité à envisager un "choc pétrolier". Et cela inclut évidemment le gaz, énergie largement utilisée dans l'industrie comme dans nos maisons, pour se chauffer, pour cuisiner. Mais s'il doit y avoir un "choc gazier", c'est du gaz fossile dont il est question, celui qui est issu des grands gisements de Norvège, de Russie, des États-Unis ou du Proche Orient. Depuis de nombreuses années, la France, via GRDF, s'est engagée dans la production de gaz dit "vert" (ou biogaz) car issu essentiellement de la fermentation de déchets végétaux, la méthanisation. Objectif : 100 % de gaz vert en 2050.
Le gaz vert : une énergie qui interroge ?
Est-ce que la production progresse ? La production du biogaz en milieu rural se développe-t-elle ? Quel est l’accueil dans les communes et sur le terrain ? sont quelques-unes des questions qui se posent.
Où en est la production de gaz vert ?
Côté production et utilisation, les chiffres explosent avec, en 2025 :
• près de 800 sites de production injectée dans le réseau ;
• plus de 3 500 000 logements neufs chauffés au gaz vert
• une capacité installée de quelque 115,5 Twh installées :
La production de gaz vert équivaut à la capacité de 3 centrales nucléaires, est sans risque d’interruption pour la maintenance ou des incidents. On prévoit que ce chiffre devrait tripler d’ici en 2030 avec un objectif de 100 % de gaz renouvelable en 2050.
Quel accueil au sein des milieux ruraux ?
L’accueil en milieu rural est très bon en cette période d’incertitude sur les activités agricoles :
• plus de 85% de la production de gaz vert, c’est-à-dire par méthanisation, sont assurés en milieu rural, dont la plus grande partie issue de résidus agricoles.
• en plus, ce qu’on appelle le « digestat », le résidu lié à la fermentation pour produire le biométhane, autrement dit le gaz vert, sert ensuite d’engrais naturel aux agriculteurs.
Un engagement des communes
L'accueil des communes est également favorable. Environ 200 communes se sont déjà engagées en faveur de cette énergie, pour la production mais aussi la consommation locale. C’est un engagement fort en faveur de l’économie circulaire, souhaitée par tout le monde aujourd’hui et pour la transition énergétique. De petites et grandes villes, de simples communes aussi bien que des communautés d’agglomération, par exemple la métropole de Lyon ou les villes de Gap ou de Quimper développent des unités de méthanisation.