Eau chaude : payer moins cher

La production d’eau chaude est, après le chauffage, le deuxième poste de consommation électrique d’un logement quand l'eau est chauffée par un chauffe-eau électrique. Avec une chaudière, la part de la consommation liée au chauffage de l'eau sanitaire est plus difficile à cerner. On sait néanmoins qu'elle est significative. Les économies réalisables sur la consommation énergétique pour l'eau chaude sont donc très importantes. 

Utiliser en priorité l’eau froide

Le chauffe-eau étant un gros consommateur d’énergie (sauf s’il est solaire), un bon geste consiste à à utiliser en priorité l’eau froide chaque fois que c’est possible, notamment pour se laver les mains et même pour le nettoyage des sols. Penser à le régler (ou à le faire par un plombier) entre 55 et 60° C. il ne sert à rien d’avoir une eau trop chaude que l’on tiédit ensuite en ouvrant le robinet d’eau froide !

Volume du chauffe-eau

Adoptez le volume du chauffe-eau à votre situation familiale et au nombre de pièces du logement. Il ne sert à rien de chauffer 300 litres d’eau en permanence dans un 2 pièce ou lorsque l’on n’est qu’une personne seule ou un couple dans un logement. On peut adopter les principes suivants:

Volume d'eau par nombre de pièces
• Studio : 100 litres
• 2 pièces : 150 litres
• 3 pièces : 200 litres
• 4 pièces : 250 litres
• 5 pièces : 300 litres

– Volume d'eau par rapport au nombre d’occupants
• 1 adulte : 50 à 80 litres
• 1 adulte et 1 enfant : de 75 à 100 litres
• 2 adultes : de 100 à 160 litres
• 2 adultes et 1 enfant : de 150 à 190 litres
• 2 adultes et 2 enfants : 200 litres
• 2 adultes et 3 enfants : 250 litres.
• 2 adultes et 4 enfants : 300 litres

Abonnement et délestage

– Optez pour un tarif heures pleines / heures creuses et l’équipement ad-hoc pour bénéficier du meilleur tarif possible et éviter la surcharge du réseau

– Installez un relais de délestage au tableau pour réduire le coût de l’abonnement.

– Installez un chauffe-eau de plus faible capacité (ou un chauffe-eau instantané) dans la salle de bains si elle est éloignée de plus de 8 m du point de production de l’eau chaude sanitaire pour éviter une consommation d’eau inutile en attendant qu’elle soit chaude.

Résistance stéatite

Préférez un chauffe-eau à résistance stéatite, car celle-ci est protégée par un fourreau évitant qu’elle soit en contact direct avec l’eau et qu’elle ne s’entartre, situation où elle consomme beaucoup plus d’énergie. Avec un chauffe-eau à résistance blindée, plongée directement dans l’eau, vérifiez régulièrement (tous les 3 ans) son état. Adoptez un adoucisseur d’eau qui protégera aussi la résistance de vos machines à laver,

Calorifugeage

Calorifugez les canalisations d’eau chaude, voire la cuve, si le chauffe-eau est installé dans un local non-chauffé, ce qui évite d’une part une consommation d’eau inutile pendant que s’écoule de l’eau froide en attente de l’arrivée de l’eau chaude et d’autre part le refroidissement de l’eau au passage des pièces non-chauffées,

Réduction de la pression

Installez un réducteur de pression qui limitera le débit d’eau avec pour double conséquence d’économiser le volume d’eau et de réduire de ce fait la consommation électrique,

Réglage de la température de l'eau

Très souvent, le réglage de la température de l'eau en sortie de robinet est excessif. C'est à la fois dangereux et source de gaspillage énergétique. De plus cela favorise le dépôt du calcaire. Réglementairement, la température de l'eau en sortie de nez de robinet ne doit pas excéder 60° C, l'idéal étant qu'elle soit à 55 °C (pas en dessous pour écarter les risques de légionellose). Si l'eau sort "fumante" du robinet c'est que sa température est excessive. 

Douche plutôt que bain

Privilégiez les douches sur les bains, une douche consommant 3 fois plus d’eau qu’une douche, d’où une économie d’eau comme d’énergie. Une douche demande une température d’eau plus basse qu’un bain,

Robinets thermostatiques

Adoptez des robinets mitigeurs thermostatiques qui permettent de retrouver la même température d’eau dès leur ouverture, sans tâtonnement et donc sans faire couler de l’eau à mauvaise température inutilement. À condition que l'eau chaude sanitaire soit produite par un chauffe-eau électrique à accumulation (cela ne marche pas bien avec une chaudière).

Mis à jour le 28 juin 2024

Retrouvez ce article et biens d'autres encore dans
LA MAISON SOBRE
Christian PESSEY
Éditions MASSIN


Ces articles peuvent vous intéresser :

image

Un chauffe-eau à poser soi-même

SAUTER l’une des marques du groupe ATLANTIC, qui s’adresse désormais plus particulièrement aux bricoleurs, propose un chauffe-eau, qu’on dira aujourd’hui « intelligent », à poser soi-même.

image

Tout sur les chauffe-eau : l'interview

Le chauffe-eau électrique à accumulation est la façon la plus répandue de produire de l'eau chaude sanitaire. Souvent banalisé, c'est un appareil qui mérite pourtant d'être mieux étudié, tant pour des questions de confort que de facture d'électricité. Charlotte Fromentin et Axelle Sulliot de chez ATLANTIC ont répondu aux questions de Christian PESSEY dans son émission LA MAISON DE CHRISTIAN : voici ses questions...  

image

Heure creuses - heures pleines : comment installer un contacteur?

Les fournisseurs d'énergie proposent des contrats tarifaires où le courant consommé en période creuse est facturé moins cher que celui utilisé au moment des plus fortes pointes. C'est le gestionnaire du réseau de distribution (ENEDIS) qui gère les plages d'utilisation, en fonction des critères nationaux et locaux de consommation.  

image

Chauffe-eau : lequel choisir?

On peut chauffer l'eau sanitaire (pour la salle de bains ou la cuisine) avec  la chaudière, quand on possède un chauffage central, ou à l’aide d’un chauffe-eau. Celui-ci présente l'avantage de l'autonomie. Quand on a une chaudière, on préfère souvent installer aussi un chauffe-eau électrique séparé pour éviter le lancement régulier de la chaudière hors période de chauffe.

Notre sélection

image

Un bon bois de chauffage, c'est quoi ? - La brève de Christian PESSEY

Le choix du bois de chauffage est crucial pour assurer un bon rendement énergétique et limiter l'impact environnemental. Mais comment reconnaître un bois de qualité ? Plusieurs critères entrent en jeu : le type d'essence, le taux d'humidité, la densité et la saison de coupe.

image

L'entretien de la chaudière gaz

Christian PESSEY parle  de l’entretien de la chaudière gaz et de votre système de chauffage central. Si vous avez un système par radiateurs ou un plancher chauffant, qui sont alimentés par une chaudière au gaz, vous devez faire entretenir celle-ci une fois par an, que vous soyez locataire ou propriétaire occupant. C’est la même chose pour un chauffe-bains au gaz. C’est une obligation légale. Si vous ne le faites pas, votre responsabilité pourra être engagée en cas d’accident, et vous ne serez pas couvert par votre assurance.

image

Quand faut-il remplacer ses fenêtres de toit ?

Christian PESSEY fait le point sur les signes d'usures qui peuvent pousser au remplacement des fenêtres de toit. En remplaçant vos fenêtre de toit vous ferez des économies de chauffage et vous améliorerez le confort des combles qui en sont équipées.

image

Installer une pompe à chaleur en conservant sa chaudière : la PAC hybride

La pompe à chaleur peut remplacer une vieille chaudière. Il est possible aussi de combiner une PAC avec l'énergie initialement utilisée (gaz ou fioul) : on parle alors de "pompe à chaleur hybride". Comment ça marche? Est-ce intéressant économiquement? Peut-on bénéficier d'aides comme le CITE? Valérie LAPLAGNE, du Conseil d'Administration de l' AFPAC (Association Française pour les Pompes à Chaleur), répond aux questions de Christian PESSEY, journaliste de la construction, en charge de l'émission LA MAISON DE CHRISTIAN TV sur RÉNO-INFO-MAISON.com et les plateformes de podcast.

image

Bien régler son thermostat

Faire des économies d'énergie commence bien entendu par le fait de bien isoler son logement, mais aussi en apprenant à régler correctement le thermostat du ou des appareils de chauffage.

image

Isolation des parois : la fin des ossatures?

L'innovation réside dans la suppression des ossatures métalliques rendue possible par l’association d’une plaque de plâtre ultra résistante et d'accessoires de pose brevetés. Le système permet de réaliser un doublage des murs intérieurs sans ossature métallique verticale.   

Les derniers conseils maison

image

Entretien de la chaudière et ramonage du conduit de fumée (cheminée)

Il faut rappeler qu’il est obligatoire de faire entretenir sa chaudière une fois par an et de faire ramoner le conduit de cheminée une fois par an si vous êtes chauffé au gaz et deux fois si vous êtes chauffé au fioul ou au bois. Dans les deux cas, il faut recourir aux service d'un professionnel qualifié.

image

Fausses annonces immobilières : comment les détecter, les éviter, s'en protéger

Les fausses annonces immobilières pullulent sur internet. Locations trop belles pour être vraies, ventes urgentes à prix cassés, localisation introuvable, pressions à l'urgence: chaque jour des internautes tombent dans le panneau et le piège de l’arnaque immobilière en ligne. Comment les repérer à temps et réagir efficacement ? La plus extrême prudence est de mise.  

image

Démousser soi-même une toiture : méthodes, produits et sécurité

Mousses et lichens sur une toiture sont avant tout inesthétiques. Sauf prolifération importante, ces manifestations végétales ne constituent pas un grand risque pour les matériaux de couverture, tuile, ardoise ou matériau de synthèse. La mousse entretient certes une humidité constante sur le toit et peut, en se décrochant, boucher gouttières et descente.  On peut démousser soi-même une toiture pour lui donner une nouvelle jeunesse. Encore faut-il le faire au bon moment, avec de bons produits et le matériel adapté, en prenant toutes les sécurités qui s'imposent.

image

L'atelier : l'établi et les rangements

Sans un bon établi, on ne peut prétendre effectuer un travail de qualité, de même que sans disposer d’un emplacement réservé au bricolage. Évidemment, la place dont on dispose conditionne l’agencement de l’atelier. Celui-ci peut se limiter à un placard ou une armoire, dans un petit appartement, ou occuper un bâtiment annexe dans une grande propriété. L'établi, de préférence en bois, avec  presse en bout, en est l'équipement central.

image

Nettoyer et déboucher une gouttière : un geste simple mais essentiel

Avec le temps, une gouttière négligée, quelle soit en zinc ou en PVC , devient un véritable piège à débris : feuilles mortes, brindilles, mousses, etc. Résultat : l’eau finit pas ne plus s'écouler normalement. Des bouchons se forment dans la gouttière elle-même et dans la descente. L'eau déborde et peut dégrader la façade, jusqu'à entraîner des infiltrations . Il est donc bien nécéssaire de nettoyer et de déboucher la gouttière et sa descente quand c'est nécessaire.

image

Calfeutrer les fenêtres et les portes

Une bonne partie des déperditions de chaleur est due au mauvais état des ouvertures et notamment des portes d'entrée. Cela est vrai, en particulier, dans les habitations anciennes, où le bois des fenêtres et des portes est en mauvais état ou s'est déformé. Sur les huisseries anciennes, on constate qu’il existe des interstices souvent importants au niveau de la jonction entre les ouvrants (les vantaux) et le dormant (le cadre fixe) d’une fenêtre ou sous une porte. Ces interstices sont la cause de gaspillages d’énergie très importants. À défaut de pouvoir les remplacer, il est nécessaire de les calfeutrer ou de remplacer le joints existant, dégradé ou écrasé..

Choisir le bon rouleau pour peindre les murs et le plafond ?

On ne choisit pas un rouleau à peindre au hasard. De nombreux critères sont à prendre en compte pour obtenir le meilleur résultat possible en fonction dela surface à traiter. Voici un guide clair pour faire le bon choix selon vos travaux.

image

Cheminée : le conduit de fumée (ramonage et réglementation)

Le conduit de fumée qui prolonge la cheminée (ouverte ou à foyer ou insert ou associée à un poêle, un insert ou un conduit) et débouche en toiture, doit toujours être en bon état (notamment ramoné) pour permettre de faire une flambée, quelle que soit la saison, ou d'assurer une partie du chauffage de la maison.