Le chauffe-eau solaire : à redécouvrir

Le chauffe-eau solaire a été la star des années 1970-1980, et puis, au pays de l'électricité pas chère, on l'a oublié. La mauvaise intégration des panneaux en toiture, À l'origine de problèmes d'étanchéité, y a été pour beaucoup. La concurrence du chauffe-eau thermodynamique aussi. Et puis, on le redécouvre. 1 ou 2 panneaux solaires thermiques sur la toiture d'une annexe suffisent pour couvrir gratuitement 50 à 80 % des besoins d'un maison en eau chaude sanitaire ! De quoi faire réfléchir !

Un poste de dépense significatif

Le chauffage de l’eau sanitaire est un poste de dépense significatif dans la consommation énergétique de la maison. Il dépend évidemment largement de la composition de la famille, donc du nombre de personnes qui l’habitent, en prévoyant toutefois les pointes de consommation éventuelles (par exemple pendant les vacances, si vous recevez les enfants de proches). Différentes solutions techniques permettent d’en réduire le coût.

Une part d'eau chaude gratuite

C’est l’association d’un chauffe-eau à accumulation spécifique et de un ou plusieurs panneaux solaires thermiques qui permettent d’obtenir une part significative d’eau chaude entièrement gratuite quand l’ensoleillement est suffisant. Le reste du temps, le chauffe-eau consomme de l’électricité comme un appareil à accumulation ordinaire. Très en vogue dans les années 1980, au lendemain des crises pétrolières, l’installation de ce type de chauffe-eau a reculé du fait de la baisse du coût de l’énergie, compte tenu de la part modérée du chauffage de l’eau sanitaire dans la dépense d’électricité pour le chauffage de l’eau sanitaire. Quelques soucis d’installation liés à des problèmes d’étanchéité ont contribué aussi à se détourner de cette solution. Ces problèmes techniques sont désormais résolus, et le coup de l’électricité redonne toute sa justification au chauffe-eau solaire. Le renchérissement des énergies le remet d'actualité.

Un faible poste de consommation

Le chauffe-eau solaire ne consomme qu’une faible quantité d’électricité (pour le fonctionnement minime de sa pompe de circulation) et il peut participer jusqu’à 80% aux besoins d’eau chaude sanitaire dans la maison, en fonction de l’exposition et du nombre de panneaux installés.  Évidemment il ne rejette aucun gaz à effet de serre, ce qui en fait une solution à la fois économique et vertueuse pour l’environnement. Il utilise évidemment beaucoup moins d’énergie qu’un ballon électrique ou gaz, ou lié à la chaudière (hors PAC). 

Les panneaux solaires

Les capteurs convertissent le rayonnement solaire en chaleur. Ce n’est évidemment pas l’eau sanitaire qui circule dans le(s) panneau(x) et la boucle d’eau chaude mais un fluide caloporteur qui se réchauffe en circulant dans les panneaux. Celui-ci passe dans le ballon d’eau chaude, où, via un échangeur, il cède sa chaleur à l’eau sanitaire. Il repart ensuite vers les panneaux et le cycle recommence.

Le dispositif utilise des panneaux plans vitrés en surimposition de toiture (les plus fréquents) ou en intégration de couverture, ainsi que des panneaux sous vide. Les solutions compactes (très utilisées outremer) couplent directement le ballon et le capteur, ce qui permet un fonctionnement par thermosiphon dispensant d’une pompe. Une solution hybride consiste à préchauffer l’eau chaude sanitaire via le dispositif solaire, la chaudière n’entrant en fonction que lorsque celui-ci est insuffisant pour obtenir la température souhaitée.

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Mis à jour le 29/12/2025 


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