La réparation des WC passe très souvent par le remplacement du robinet flotteur. Tuto pour tout vous expliquer
Le parc immobilier français est-il prêt à faire face aux conséquences du dérèglement climatique ? C'est la question que pose Jérémy Hérard, fondateur et gérant de Notes de Styles, société spécialisée dans la rénovation de l’habitat et de locaux professionnels.
Alors que les politiques publiques mettent l’accent sur la performance énergétique et la réduction des émissions de carbone, la question de l’adaptation aux catastrophes naturelles reste reléguée au second plan. Pourtant, les données sont alarmantes : la fréquence et l’intensité des sinistres devraient provoquer une hausse de plus de 60 % des dégâts - fissures liées au retrait-gonflement des argiles, inondations, épisodes de grêle violents et vagues de chaleur extrêmes - à horizon 2050.
Les risques climatiques sont multiples et désormais omniprésents. La sécheresse est déjà l’un des fléaux les plus coûteux : près de 80 % du bâti français se trouve en zone sensible au retrait-gonflement des argiles. Des fissures graves apparaissent sur les habitations, parfois non indemnisées, et les réparations coûtent souvent extrêmement cher aux familles. Les excès d’eau constituent une autre menace croissante. Les crues lentes, les débordements rapides des réseaux d’eaux pluviales ou encore les remontées de nappes phréatiques provoquent des inondations dans des secteurs jusque-là épargnés. Là encore, les dégâts matériels et humains sont considérables, avec des habitations rendues inhabitables du jour au lendemain. À ces deux phénomènes s’ajoutent les épisodes de grêle, de plus en plus fréquents et violents, qui endommagent toitures, façades et vitrages, ou encore les tempêtes qui fragilisent les structures et les installations extérieures. Enfin, les vagues de chaleur rendent certains logements étouffants, avec des températures intérieures qui peuvent dépasser les 35°C, créant un inconfort extrême qui peut mettre en danger les plus fragiles.
Si les risques climatiques s’aggravent, on peut néanmoins les anticiper en mettant en place des solutions techniques, simples et accessibles, pour protéger les habitations.
Il est possible d’installer un système de goutte-à-goutte permettant de maintenir un niveau d’humidité constant dans les sols argileux. Une telle installation, dont le coût reste inférieur à 10 000 €, peut permettre d’éviter des réparations s’élevant à un minimum de 100 000 €, et qui, dans certains cas, dépassent largement ce seuil jusqu’à atteindre la valeur totale du bien.
Des clapets anti-retours suffisent à empêcher le reflux des eaux usées dans les habitations, tandis que des batardeaux ou barrières amovibles peuvent protéger efficacement les entrées et ouvertures. Les murs peuvent également être étanchéifiés jusqu’à 1 m de hauteur pour contenir une montée des eaux sans compromettre la stabilité du bâti.
Des solutions passives s’avèrent tout aussi efficaces. L’application de peintures blanches réfléchissantes sur les toitures peut réduire de 7 °C la température intérieure. Dans certains pays, comme en Asie, l’irrigation des toitures par récupération d’eau pluviale permet de faire chuter sensiblement la chaleur grâce à l’évaporation. Ces dispositifs, en plus de réduire la dépendance à la climatisation, contribuent à limiter les émissions de gaz à effet de serre.
Une fixation renforcée des tuiles ou encore l’intégration de systèmes de domotique pour alerter en cas de risque imminent participent à une meilleure résilience des logements.
Pourtant, ces solutions restent encore trop peu mises en œuvre en France. En cause, l’absence de campagnes d’information grand public, un manque d’incitations financières et une culture du risque quasi inexistante. Dans certains pays, comme le Japon, la prévention face aux risques naturels est pleinement intégrée aux politiques de construction. En France, l’approche reste encore davantage tournée vers la réparation après coup, ce qui engendre des coûts élevés pour les habitants comme pour les collectivités.
Dans le neuf, les réglementations thermiques (RT2012, RE2020 et bientôt CAP 2030) poussent vers une meilleure performance énergétique. Malheureusement dans l’ancien, où se concentre une grande partie du parc en rénovation, l’adaptation aux catastrophes naturelles n’est pas encore systématiquement prise en compte. Parce qu’ils conçoivent, rénovent et accompagnent les particuliers dans leurs projets, les architectes sont des acteurs essentiels pour sensibiliser le grand public et proposer des solutions adaptées. Ils peuvent orienter vers les bons matériaux, intégrer dès la conception des dispositifs de résilience et aider les habitants à mieux comprendre les risques spécifiques à leur territoire.
Néanmoins, pour mener à bien leur mission de conseil et d’accompagnement, les architectes ont besoin d’un soutien plus affirmé : campagnes d’information, incitations financières mieux ciblées et une meilleure intégration de leur expertise dans les réflexions publiques. En effet, face au changement climatique, il ne s’agit pas de lutter contre la nature mais de composer avec elle : la résilience doit désormais guider la manière de concevoir et de rénover les bâtiments
Ceci n'est pas un publicité mais un communiqué de presse validé par la rédaction
Informations
Notre sélection
La réparation des WC passe très souvent par le remplacement du robinet flotteur. Tuto pour tout vous expliquer
La modification du système "heures creuses" - la brève de Christian PESSEY
La tarification des abonnement électriques comprend depuis longtemps deux possibilités : heures pleines, heures creuses. Aujourd'hui Christian PESSEY vous explique tout ce qu'il faut savoir sur la nouvelle modification du système "heures creuses" qui concerne près de 15 millions de Français !
Si votre maison a plus de 20 ans, elle peut contenir des MCA (matériaux contenant de l'amiante) ! Pas de panique, on fait le point dans notre flash news n°3 spéciale Amiante et ses dangers avec Christian Pessey
Passer du fioul au gaz - la brève de Christian PESSEY
Nous allons parler aujourd’hui de « chauffage ». Et plus particulièrement du changement d’énergie. Nous allons aborder l’abandon du fioul au profit du gaz.
Un bon bois de chauffage, c'est quoi ? - La brève de Christian PESSEY
Le choix du bois de chauffage est crucial pour assurer un bon rendement énergétique et limiter l'impact environnemental. Mais comment reconnaître un bois de qualité ? Plusieurs critères entrent en jeu : le type d'essence, le taux d'humidité, la densité et la saison de coupe.
L'entretien de la chaudière gaz
Christian PESSEY parle de l’entretien de la chaudière gaz et de votre système de chauffage central. Si vous avez un système par radiateurs ou un plancher chauffant, qui sont alimentés par une chaudière au gaz, vous devez faire entretenir celle-ci une fois par an, que vous soyez locataire ou propriétaire occupant. C’est la même chose pour un chauffe-bains au gaz. C’est une obligation légale. Si vous ne le faites pas, votre responsabilité pourra être engagée en cas d’accident, et vous ne serez pas couvert par votre assurance.
Quand faut-il remplacer ses fenêtres de toit ?
Christian PESSEY fait le point sur les signes d'usures qui peuvent pousser au remplacement des fenêtres de toit. En remplaçant vos fenêtre de toit vous ferez des économies de chauffage et vous améliorerez le confort des combles qui en sont équipées.
Installer une pompe à chaleur en conservant sa chaudière : la PAC hybride
La pompe à chaleur peut remplacer une vieille chaudière. Il est possible aussi de combiner une PAC avec l'énergie initialement utilisée (gaz ou fioul) : on parle alors de "pompe à chaleur hybride". Comment ça marche? Est-ce intéressant économiquement? Peut-on bénéficier d'aides comme le CITE? Valérie LAPLAGNE, du Conseil d'Administration de l' AFPAC (Association Française pour les Pompes à Chaleur), répond aux questions de Christian PESSEY, journaliste de la construction, en charge de l'émission LA MAISON DE CHRISTIAN TV sur RÉNO-INFO-MAISON.com et les plateformes de podcast.
Les derniers conseils maison
Valeur locative cadastrale : comprendre cet indicateur clé de vos impôts
Elle apparaît chaque année sur vos avis d'imposition locale sans que vous en saisissiez toujours les nuances. La valeur locative cadastrale constitue pourtant le pilier fiscal de votre logement. Qu’est-ce que ce montant abstrait ? À quoi sert-il réellement, comment se calcule-t-il et comment réagir en cas d'erreur ou de désaccord ? Voici un tour d'horizon sur une notion essentielle pour tout propriétaire.
Installation micro station : les étapes pour éviter les erreurs
Quand votre résidence ne peut pas rejoindre le tout-à-l'égout, poser une micro station d'épuration devient la solution la plus adaptée pour traiter vos eaux usées domestiques. Sans odeur, sans épandage et respectueuse de votre jardin, cette installation compacte remplace avantageusement la fosse septique traditionnelle. Mais entre le choix du terrain, l'accord du SPANC et les gestes techniques à respecter, chaque étape compte pour garantir un dispositif fiable sur le long terme. Voici comment procéder sans commettre d'erreurs.
Automatisation solaire des volets battants
Ouvrir et fermer des volets battants demande généralement de se pencher où, de pain pied, de sortir pour les manier. Pourtant, il existe des systèmes pour en gérér le maniement aussi facilement qu'un volet roulant. Pieux, ont trouve une possibilité d'en automatiser le fonctionnement sans installation complexe, par l'énergie solaire. C'est ce qui a été mis au point par la société française bourguignonne Mantion, sous la marqueWineo Slid'Up.
Doublage isolant des murs sans ossature
En 2020, la sortie d'un système de doublage isolant des murs sans ossature, combinant le savoir-faire de Placo et d'Isover a été accueilli avec enthousiasme tant par les professionnels que par les particuliers intéressés par la rénovation thermique des logement. Le détail du dispositif permet d'en mesurer le caractère novateur et les avantages.
Rénovation énergétique d'une maison des années 1970 : plan d'action et budgets pilotés par l'IA
Passoires thermiques par excellence, les pavillons construits dans les années 1970 nécessitent une approche méthodique pour sortir de la dépendance aux énergies fossiles. En combinant l'analyse des données techniques et la validation terrain, l'intelligence artificielle devient un chef d'orchestre redoutablement efficace pour structurer vos travaux. En voici un exemple.
Poser un revêtement vinyle (PVC) en lé
Héritiers du traditionnel linoléum – toujours fabriqué –, les revêtements plastiques (PVC) en lés occupent aujourd’hui une place prépondérante dans l’univers des revêtements de sol . Leur pose est simple à condition d'être précédée d'une bonne préparation. Par Christian PESSEY Journaliste de la construction
Les différents types de plâtre et leur utilisation
Obtenu à partir du gypse, le plâtre est utilisé principalement pour les travaux d’intérieur, et ce depuis fort longtemps. Il sert en particulier à la réalisation d’enduits sur les parois de briques, de pierres ou de ciment. Le plâtre sert aussi pour les petits scellements rapides et les travaux qui n’exigent pas une grande solidité. Sous la forme de carreaux de plâtre assemblés par du plâtre frais, il est utilisé depuis le XVIII ème siècle pour la construction des cloisons intérieures.
MaPrimeRénov' : nouvelles restrictions au 1er septembre 2026
Depuis quelques années, MaPrimeRénov', le dispositif d'aide à la rénovation énergétique n'a cessé d'être réduit. Le plan d'électrification du Gouvernement en faveur, donc, de l'énergie électrique, motive une nouvelle restriction, visant à exclure, en particulier, toute aide aux énergies fossiles, mais pas seulement... En voici le détail (document officiel):