Conducteur électrique de protection : la prise de terre

On donne généralement le nom de "terre" au conducteur de protection, qui tire son nom du fait qu’il est conçu pour permettre le retour vers la terre  de tout courant s’échappant, en quelque sorte, de son conducteur ou de l'appareil qui l'alimente. C'est une composante essentielle de toute installation électrique domestique. Le raccordement à la terre est aujourd'hui obligatoire.

 

La prise de terre : ça sert à quoi ?

Cette fonction évite que le retour du courant électrique vers la terre ne se fasse par notre corps si l’on venait, par exemple, à toucher la carcasse métallique d’un appareil accidentellement sous tension. Ce retour du courant vers la terre, via notre corps, ne se traduit pas seulement par une décharge désagréable, mais, dans certains cas, par une brûlure, le cas extrême étant l’électrocution, qui peut entraîner un arrêt cardiaque. Si l'installation est correcte, le retour à la terre entraîne immédiatement la coupure de l'alimentation du circuit par fonctionnement du disjoncteur différentiel au tableau.

La prise de terre dans les constructions collectives neuves

La terre est présente au tableau de répartition sous la forme d’une borne spécifique, reliée à un gros câble de couleur vert-jaune (couleurs exclusives du conducteur de protection). Toutes les prises et tous les éclairages doivent aujourd’hui être dotées d’une broche ou d’un alvéole reliés à ce conducteur. Tous les circuits, même ceux pour la lumière, doivent intégrer un conducteur de protection.

La prise de terre dans les constructions collectives anciennes

La mise à disposition d’une borne de raccordement à la terre fait partie des obligations du propriétaire ou de la copropriété. Une très mauvaise habitude consiste à se raccorder sur une canalisation d’eau ou sur une évacuation. Cette pratique est rigoureusement interdite, car elle met en jeu la sécurité de tous !

Le raccordement sur la canalisation d’alimentation en eau n’est possible que si l’immeuble dispose d’une canalisation enterrée après le compteur ; si ce n’est pas le cas, il faut que la canalisation soit reliée à la terre par un pieu ou une boucle enterrée. Dans les deux cas, il faut qu’un manchon isolant soit disposé sur la canalisation après le compteur, afin de protéger le réseau. Il faut aussi l’autorisation de la compagnie des eaux. Le raccordement à la terre d’un immeuble collectif est du ressort d’un électricien professionnel.

La prise de terre dans une maison individuelle

Il est possible d’installer soi-même une prise de terre si l'on dispose des connaissances et une pratique approfondies en matière d'installation électrique. La solution la plus classique consiste à planter dans le sol un pieu métallique, que l’on raccorde à un câble, déroulé au fond d’une tranchée et relié ensuite à un conducteur de forte section allant se raccorder à la borne de protection sur le tableau de répartition.

La tranchée

Elle doit être profonde d’au moins 2 m. Pour le pieu, il faut utiliser un tube d’acier galvanisé de 25 mm de diamètre minimum (il existe des modèles du commerce spécialement prévus pour cet usage). Il sera enfoncé sur au moins 2 m m et sera raccordé à un câble de cuivre dénudé d’au moins 15 mm de diamètre.

La barrette de terre

Le raccordement de ce câble dans la maison (à supposer que la prise de terre soit à l’extérieur, ce qui est souhaitable) doit se faire par une barrette spéciale, assortie d’une plaque indiquant clairement la fonction du dispositif et portant de ce fait la mention “terre” en toutes lettres, ainsi que le signe conventionnel.

Le ceinturage

Pour une protection idéale, vous pouvez réaliser un ceinturage en fond de fouille, dans une tranchée autour des fondations de la maison. Au fond de cette tranchée courra un câble de cuivre dénudé de 25 mm2 de section. Il sera raccordé comme indiqué précédemment. Un contrôle d'efficacité de l'installation doit être effectué par un électricien professionnel.

La liaison équipotentielle

Elle consiste à relier toutes les canalisations métalliques d'alimentation en eau, gaz, chauffage central et toutes les huisseries métallique à la terre. Une liaison équipotentielle doit être réalisée dans chaque salle d'eau (salle de bains, douche, cabinet de toilette).

Mise à jour le 26/04/2026


Ces articles peuvent vous intéresser :

image

Les principes d'une installation électrique

La vocation d’une installation est d’alimenter des appareils fixes ou des points d’alimentation (prises) pour des appareils mobiles. Pour cela, un certain nombre de conducteurs partent du tableau de répartition, situé après le compteur. Ils permettent de répartir le courant mis ainsi à disposition par le distributeur d'énergie.

image

Travaux d'électricité : les bonnes pratiques

On ne se lance pas dans des interventions sur une installation électrique sans appréhension. Il faut bien sûr connaître les règles fondamentales régissant ce type d'opération en respectant la norme NF C 15-100. Mais il faut aussi suivre un certain nombre de règles de l'art qui permettent de travailler en toute sécurité et d'obtenir un résultat conforme aux obligations en la matière.

image

La sécurité électrique de votre logement

On sait l’importance de la qualité d’une installation électrique mais vous me demandez souvent ce que c’est qu’une installation « aux normes » ? Je réponds régulièrement que seule une installation neuve, ou le jour de la réception d’un logement est véritablement « aux normes » et qu’elle peut très bien ne plus l’être dans les jours ou les semaines qui suivent du fait d’un changement de la réglementation. La question importante n’est donc pas de la conformité avec la norme, la fameuse NF C 15-100, qui régit les installations domestiques, mais de savoir si une installation répond aux standards de sécurité auxquels on est en droit de s’attendre. En clair est-ce que notre installation est sûre ?

image

Sécurité électrique dans l'atelier de bricolage

La multiplication des machines électroportatives ou à poste fixe impose une large utilisation de l'électricité dans l'atelier de bricolage. Il faut donc prendre un certain nombre de précautions pour l'utiliser en toute sécurité.

Notre sélection

image

Un bon bois de chauffage, c'est quoi ? - La brève de Christian PESSEY

Le choix du bois de chauffage est crucial pour assurer un bon rendement énergétique et limiter l'impact environnemental. Mais comment reconnaître un bois de qualité ? Plusieurs critères entrent en jeu : le type d'essence, le taux d'humidité, la densité et la saison de coupe.

image

L'entretien de la chaudière gaz

Christian PESSEY parle  de l’entretien de la chaudière gaz et de votre système de chauffage central. Si vous avez un système par radiateurs ou un plancher chauffant, qui sont alimentés par une chaudière au gaz, vous devez faire entretenir celle-ci une fois par an, que vous soyez locataire ou propriétaire occupant. C’est la même chose pour un chauffe-bains au gaz. C’est une obligation légale. Si vous ne le faites pas, votre responsabilité pourra être engagée en cas d’accident, et vous ne serez pas couvert par votre assurance.

image

Quand faut-il remplacer ses fenêtres de toit ?

Christian PESSEY fait le point sur les signes d'usures qui peuvent pousser au remplacement des fenêtres de toit. En remplaçant vos fenêtre de toit vous ferez des économies de chauffage et vous améliorerez le confort des combles qui en sont équipées.

image

Installer une pompe à chaleur en conservant sa chaudière : la PAC hybride

La pompe à chaleur peut remplacer une vieille chaudière. Il est possible aussi de combiner une PAC avec l'énergie initialement utilisée (gaz ou fioul) : on parle alors de "pompe à chaleur hybride". Comment ça marche? Est-ce intéressant économiquement? Peut-on bénéficier d'aides comme le CITE? Valérie LAPLAGNE, du Conseil d'Administration de l' AFPAC (Association Française pour les Pompes à Chaleur), répond aux questions de Christian PESSEY, journaliste de la construction, en charge de l'émission LA MAISON DE CHRISTIAN TV sur RÉNO-INFO-MAISON.com et les plateformes de podcast.

image

Bien régler son thermostat

Faire des économies d'énergie commence bien entendu par le fait de bien isoler son logement, mais aussi en apprenant à régler correctement le thermostat du ou des appareils de chauffage.

image

Isolation des parois : la fin des ossatures?

L'innovation réside dans la suppression des ossatures métalliques rendue possible par l’association d’une plaque de plâtre ultra résistante et d'accessoires de pose brevetés. Le système permet de réaliser un doublage des murs intérieurs sans ossature métallique verticale.   

Les derniers conseils maison

image

Remontées d'humidité : quelles solutions?

Les remontées d'humidité dans une maison sont un véritable fléau qui concerne beaucoup de constructions. Les causes sont multiples mais les dégâts toujours les mêmes : auréoles sur les murs, à l'intérieur du sous-sol ou de la cave, efflorescences blanchâtres et poudreuses, décollement de la peinture et des revêtements murauxau rez-de-chaussée, etc. Au-delà de tarir l'origine de l'humidité à l'extérieur, quelles sont les solutions pour y remédier?  

image

Chauffage collectif : l'individualisation des coûts

La maîtrise de la facture de chauffage est une préoccupation majeur pour les habitants des immeubles collectifs. Une solution simple et transparente a été développée par Synergie, via Kocliko, spécialiste de l’individualisation du chauffage. Chaque immeuble équipé bénéficie d’un pilotage intelligent qui permet de réduire concrètement sa consommation d’énergie, tout en assurant une répartition équitable des charges pour les habitants.

image

Prendre soin des bois extérieurs: nettoyage de printemps

Plus que jamais le bois est le matériau du XXI ème siècle. Il coche toutes les cases : naturel, esthétique, puits de carbone naturel, léger pour le travailler en structure, solide et isolant pour habiller bardages et terrasses, il s’installe partout. Une terrasse, une pergola ou un balcon en bois deviennent instantanément une « annexe » de la maison où il fait bon se reposer et se retrouver à plusieurs. Néanmoins, si le bois constitue un choix responsable en même temps qu’un produit durable et isolant au rendu immédiatement esthétique, il implique, pour conserver ses qualités uniques, la mise en place de bonnes pratiques dès la genèse d’un projet.

image

Les particularités, avantages en rénovation et en construction neuve des maisons en bois.

Bois local, matières premières régionales, savoir-faire du terrain. La   maison ossature bois   s’affirme dans les paysages de Haute-Savoie, Savoie et Pays de Gex. Les chantiers avancent vite : le bouche-à-oreille fonctionne, les mentalités changent. Construire ou rénover en bois n’est plus un pari risqué. Un matériau qui conjugue   performance énergétique , confort de vie et plaisir d’habiter autrement.

image

Rénovation des volets en bois

La remise en état régulière des volets en bois tient de la corvée. Impossible d’y échapper tous les deux ou trois ans, surtout en site exposé, par exemple au bord de la mer. C’est pourquoi beaucoup préfèrent le PVC, l’aluminium, voire la résine. Néanmoins en travaillant avec méthode, il n'est pas très difficile de rénover les volets bois.

image

Les différents types de plafonds

Dans les maisons anciennes, les plafonds sont en plâtre sur lattis (bacula). Dans les habitations modernes, ils sont le plus souvent en plaque de plâtre. Si le plancher est à structure bois, les deux types de plafond sont fixés sur les solives qui supportent le plancher de la pièce supérieure. Beaucoup de maisons ont des sols et planchers d’étage en béton : dalle auto-porteuse, mais plus souvent encore plancher en hourdis béton (ou entrevous), posés entre des poutrelles en béton précontraint, des plaques de plâtre assurant la finition du plafond.

image

Isolation coton certifiée ACERMI

Il existe un isolant biosourcé et durable, en laine de coton, produit par la marque française Buitex, dénommé COTONWOOL. Il est issu des chutes de tissus neufs de l’industrie textile et assure une isolation performante rendant la maison confortable tout en limitant son impact environnemental. Les panneaux isolants bénéficient d'un Avis Technique du CSTB et une certification ACERMI.