Gaz : installez un détecteur de fuite pour prévenir tout accident

Le gaz est une énergie sûr, même s'il est potentiellement explosif. Alors que le détecteur de fumée est obligatoire depuis 2010 dans le neuf (obligation généralisée dans tous les logements en 2015), ni le détecteur de CO (monoxyde de carbone) , ni le détecteur de gaz ne le sont. On pourrait s'interroger sur les raisons de l'inertie réglementaire en la matière. On s'en tiendra à voir comment fonctionne ce type d'accessoire, quel type adopter, où et comment l'installer.

Détecteurs de gaz portables et fixes

Il  faut d'abord distinguer les détecteurs mobiles, destinés à une détection de contrôle à main des appareils électroménagers, des robinets autres raccord de canalisations et le détecteurs fixes, proches des détecteurs de fumée ou de CO, qui ont pour fonction une détection atmosphérique, incluant une alarme visuelle, sonore ou connectée. Ils sont généralement à batterie mais ils peuvent être alimentés par le secteur via un transformateur Une suspicion de fuite sur un robinet peut se faire avec de la mousse à raser ou un aérosol spécialisé, jamais bien sûr avec une flamme (même d'une allumette)!

Fonctionnement des détecteurs de gaz fixes

Ces appareils intègrent un capteur catalytique qui, du fait d'une réaction chimique, détecte toute fuite de gaz significative. Elle déclenche un signal électrique par un circuit électronique qui met en marche les moyens d'alarme quand le seuil limite inférieur d'explosivité est atteint.

Attention : certains détecteur réagissent au gaz naturel, d'autres au gaz liquide (propane, butane), d'autres (hybrides), enfin, offrent une détection des deux types de gaz. Achetez toujours un détecteur normalisé (NF) et marqué CE.

Installer un détecteur fixe

Comme tous les détecteur, celui pour le gaz se fixe au mur, près de la source de combustion,  par des vis, après chevillage. On l'installe à différents niveaux selon le type de gaz :
– la gaz naturel (improprement appelé souvent gaz "de ville") est un gaz plus léger que l'air. On l'installe donc en hauteur, à 30 cm du plafond ou à 1,50 m de la sorurce de combustion ;
– le gaz liquide (butane propane) est un gaz plus lourd que l'air. On l'installe à 30 cm du sol ;
– les détecteurs connectés sont aujourd'hui disponibles, capable de transmettre les informations par SMS sur votre smartphone ou au centre de télésurveillance si vous avec une alarme elle-même connectée.

Que faire en cas de fuite de gaz

Le comportement à tenir en cas de fuite de gaz permet de prévenir les risques d'explosion:
ouvrir les fenêtres de la pièce où est suspectée une fuite de gaz pour ventiler celle-ci ;
ne pas faire fonctionner de dispositif électrique (interrupteur, prise, sonnette, téléphone portable, ordinateur, etc.) susceptible de provoque une étincelle, même minime);
sortir le plus vite possible de la maison et s'éloigner de la façade de la maison;
appeler le numéro Urgence Sécurité Gaz – 0 800 47 33 33 – et les pompiers en cas d'explosion ou d'incendie – 18 ou le 112 (urgences).  

La meilleure des garantie demeure l'entretien régulier de vos appareils à gaz !

Article mis à jour le 27/08/2024


Ces articles peuvent vous intéresser :

image

Détecteur de fumée connecté

Obligatoire depuis 2015 en France et bien utile pour se prémunir contre tout départ de feu, le détecteur de fumée (DDAF) ne permet pas d’être alerté d’un incendie au sein du domicile en cas d’absence. L'’entreprise française Avidsen, spécialiste reconnue sur le marché de la domotique annonce la disponibilité de son détecteur de fumée connecté HomeSmoke .

image

Détecteur de monoxyde de carbone (CO) : une assurance-vie contre les intoxications

Le monxyde de carbone (CO) est un gaz redoutable. La température extérieure commence à descendre, surtout le soir et le matin. On est tenté de faire petite flambée ou de recourir à un chauffage d'appoint à combustible liquide (poêle à pétrole). Dans certains cas, on relance la chaudière sans avoir pris la précaution de la faire réviser . De même on a peut-être omis de faire ramoner le conduit de fumée. Tous ces cas sont propices à l'intoxication au monoxyde de carbone (CO). Le risque d'accident mortel ou de conséquence invalidante définitive est important. Pour éviter cela il existe une solution simple : l'installation d'un détecteur de CO.

image

Mesurer la qualité de l'air dans la maison : les détecteurs de QAI

La qualité de l'air est un enjeu sanitaire majeur. On sait que l'air intérieur de nos maison est beaucoup plus pollué que l'extérieur. L'accumulation des polluants et notamment des virus constitue un enjeu majeur pour notre santé. D'où la nécessité d'une bonne ventilation par les systèmes mécanique ( VMC, VMI, VMR ), ce qui n'empêche pas de devoir ouvrir les fenêtres régulièrement. Pour savoir quand il faut le faire, il est nécessaire de posséder un détecteur qui mesure différents facteurs sanitaires et de confort. Encore faut-il qu'il donne des informations claires et fiables et que l'on sache les interpréter. La ventilation, le chauffage et l'action sur l'humidité sont les actions permettant d'améliorer la qualité de l'air et de se prémunir contre certain désagréments (inconfort) et pathologies.

image

Installer un détecteur de monoxyde carbone (CO) : une assurance sur la vie

Si l'installation d'au moins un détecteur de fumée (DAAF) par logement est devenu obligatoire (de haute lutte) en 2015, le détecteur de monoxyde de carbone reste facultatif. Pourtant ce gaz inodore et incolore tue chaque année une centaine de personnes en France et cause des invalidités souvent irréversibles, notamment neurologiques, à près de 3000 personnes. Les parlementaires ont mis la loi visant à les rendre obligatoire sur une voie de garage. C'est inacceptable.

image

Détecteur de CO : éviter l'asphyxie au monoxyde de carbone

Le monoxyde de carbone fait chaque année des centaines de victimes à l'approche de l'hiver ou pendant celui-ci. On a fini par obtenir l’obligation d’installation des DAAF (les détecteurs autonomes avertisseurs de fumées) en 2016, avec la loi Morange (du nom du sénateur à l'origine de la loi). , mais ce n’est toujours pas le cas pour les détecteurs de CO, ce gaz inodore, incolore, cruellement invalidant quand il n'est pas mortel.

Notre sélection

image

Un bon bois de chauffage, c'est quoi ? - La brève de Christian PESSEY

Le choix du bois de chauffage est crucial pour assurer un bon rendement énergétique et limiter l'impact environnemental. Mais comment reconnaître un bois de qualité ? Plusieurs critères entrent en jeu : le type d'essence, le taux d'humidité, la densité et la saison de coupe.

image

L'entretien de la chaudière gaz

Christian PESSEY parle  de l’entretien de la chaudière gaz et de votre système de chauffage central. Si vous avez un système par radiateurs ou un plancher chauffant, qui sont alimentés par une chaudière au gaz, vous devez faire entretenir celle-ci une fois par an, que vous soyez locataire ou propriétaire occupant. C’est la même chose pour un chauffe-bains au gaz. C’est une obligation légale. Si vous ne le faites pas, votre responsabilité pourra être engagée en cas d’accident, et vous ne serez pas couvert par votre assurance.

image

Quand faut-il remplacer ses fenêtres de toit ?

Christian PESSEY fait le point sur les signes d'usures qui peuvent pousser au remplacement des fenêtres de toit. En remplaçant vos fenêtre de toit vous ferez des économies de chauffage et vous améliorerez le confort des combles qui en sont équipées.

image

Installer une pompe à chaleur en conservant sa chaudière : la PAC hybride

La pompe à chaleur peut remplacer une vieille chaudière. Il est possible aussi de combiner une PAC avec l'énergie initialement utilisée (gaz ou fioul) : on parle alors de "pompe à chaleur hybride". Comment ça marche? Est-ce intéressant économiquement? Peut-on bénéficier d'aides comme le CITE? Valérie LAPLAGNE, du Conseil d'Administration de l' AFPAC (Association Française pour les Pompes à Chaleur), répond aux questions de Christian PESSEY, journaliste de la construction, en charge de l'émission LA MAISON DE CHRISTIAN TV sur RÉNO-INFO-MAISON.com et les plateformes de podcast.

image

Bien régler son thermostat

Faire des économies d'énergie commence bien entendu par le fait de bien isoler son logement, mais aussi en apprenant à régler correctement le thermostat du ou des appareils de chauffage.

image

Isolation des parois : la fin des ossatures?

L'innovation réside dans la suppression des ossatures métalliques rendue possible par l’association d’une plaque de plâtre ultra résistante et d'accessoires de pose brevetés. Le système permet de réaliser un doublage des murs intérieurs sans ossature métallique verticale.   

Les derniers conseils maison

image

Prendre soin des bois extérieurs: nettoyage de printemps

Plus que jamais le bois est le matériau du XXI ème siècle. Il coche toutes les cases : naturel, esthétique, puits de carbone naturel, léger pour le travailler en structure, solide et isolant pour habiller bardages et terrasses, il s’installe partout. Une terrasse, une pergola ou un balcon en bois deviennent instantanément une « annexe » de la maison où il fait bon se reposer et se retrouver à plusieurs. Néanmoins, si le bois constitue un choix responsable en même temps qu’un produit durable et isolant au rendu immédiatement esthétique, il implique, pour conserver ses qualités uniques, la mise en place de bonnes pratiques dès la genèse d’un projet.

image

Les particularités, avantages en rénovation et en construction neuve des maisons en bois.

Bois local, matières premières régionales, savoir-faire du terrain. La   maison ossature bois   s’affirme dans les paysages de Haute-Savoie, Savoie et Pays de Gex. Les chantiers avancent vite : le bouche-à-oreille fonctionne, les mentalités changent. Construire ou rénover en bois n’est plus un pari risqué. Un matériau qui conjugue   performance énergétique , confort de vie et plaisir d’habiter autrement.

image

Rénovation des volets en bois

La remise en état régulière des volets en bois tient de la corvée. Impossible d’y échapper tous les deux ou trois ans, surtout en site exposé, par exemple au bord de la mer. C’est pourquoi beaucoup préfèrent le PVC, l’aluminium, voire la résine. Néanmoins en travaillant avec méthode, il n'est pas très difficile de rénover les volets bois.

image

Les différents types de plafonds

Dans les maisons anciennes, les plafonds sont en plâtre sur lattis (bacula). Dans les habitations modernes, ils sont le plus souvent en plaque de plâtre. Si le plancher est à structure bois, les deux types de plafond sont fixés sur les solives qui supportent le plancher de la pièce supérieure. Beaucoup de maisons ont des sols et planchers d’étage en béton : dalle auto-porteuse, mais plus souvent encore plancher en hourdis béton (ou entrevous), posés entre des poutrelles en béton précontraint, des plaques de plâtre assurant la finition du plafond.

image

Isolation coton certifiée ACERMI

Il existe un isolant biosourcé et durable, en laine de coton, produit par la marque française Buitex, dénommé COTONWOOL. Il est issu des chutes de tissus neufs de l’industrie textile et assure une isolation performante rendant la maison confortable tout en limitant son impact environnemental. Les panneaux isolants bénéficient d'un Avis Technique du CSTB et une certification ACERMI.

image

Créer une pièce sécurisée chez soi :(safe room) organisation, sécurité et communication en cas de crise

Les risques sécuritaires sont de plus en plus importants. Agressions, cambriolages, situation internationale incitent un nombre croissant de particuliers à vouloir créer un espace de vie, une pièce sécurisée dans leur logement, voire un bunker dans son jardin. On parle dès lors de "safe room". Il s'agit de créer un espace de vie provisoire protégé, équipé pour y vivre un certain temps en sécurité mais aussi de pouvoir communiquer avec l'extérieur. Les règles à suivre sont précises.

image

Plafond en plaque de plâtre

Dans de nombreuses maison, neuves ou anciennes, le plafond est constitué de plaques de plâtre . C'est un excellent moyen de rénover un plafond difficile à réparer. Bien qu’il soit toujours possible de visser directement des plaques de plâtre sous les solives d’un plancher, la méthode correcte consiste à établir une ossature métallique suspendue aux solives, ossature sur laquelle les plaques de plâtre seront fixées. Cette technique permet en outre d’établir une isolation thermique et phonique avec de la laine minérale. Les plafonds à ossature simple répondent aux nécessités des constructions traditionnelles à plancher en lames ou en panneaux reposant sur des solives. Il existe aussi des suspentes destinées à une fixation entre les hourdis béton ou par vissage sous les dalles en béton.