Pouvoir se passer de chauffage l'hiver et de climatisation l'été, qui n'en a rêvé ? C'est pourtant une réalité concrète avec la maison passive qui peut même produire plus d'énergie qu'elle n'en consomme. Un concept venu d'Allemagne qui peine à s'imposer en France.
Le concept Passivhaus
Ce n’est pas un label reconnu officiellement en France, mais un concept qui nous vient d’Allemagne sous le nom de « Passivhaus », et qui prend la forme d’un label qui y est accordé par le Passivhaus Institut aux bâtiments neufs dont les besoins de chauffage sont inférieurs à 15 kWh/ep/m2/an, à raison de 4 niveaux de certification : Classic, Plus, Premium. Une version aux niveaux de performance légèrement moins contraignants – Bâtiment sobre en énergie ou Base – existe, notamment pour la rénovation.
Les critères à respecter
Ce sont :
- un besoin de chauffage inférieur à 15 kWh par m2 par an
- une consommation totale d’énergie primaire inférieure à 120 kWh par m2 par an (tous les usages sont inclus, y compris les électroménagers)
- une perméabilité à l’air de l’enveloppe mesurée sous 50 Pascals de différence de pression, inférieure ou égale à 0,6 par heure
- une surchauffe intérieure inférieur à 10% des heures de l’année : la température est inférieure à 25°C 90% du temps
Les aspects concrets
Concrètement, c’est le fait que la maison passive puisse pratiquement se passer de chauffage qui a marqué les esprits. Ce résultat est obtenu par une isolation thermique très performante, une étanchéité à l’air supérieure avec utilisation de la VMC double flux, l’intégration de l’énergie solaire. L’orientation du bâti au Sud avec de larges ouvertures à vitrage isolant, permettant de bénéficier des apports de chaleur solaires gratuits, est préconisé. Dans bien des cas, la chaleur dégagée par les habitants et les différents équipements électriques de la maison suffisent à assurer le chauffage du logement.