Le constat est désormais partagé par l'exécutif comme par les acteurs du secteur : la construction neuve ne suffit plus à répondre aux besoins en logement des Français. Foncier de plus en plus rare, prix de l'immobilier élevés, ralentissement des mises en chantier… Le projet de loi logement porté par le gouvernement acte un changement de cap, en misant davantage sur la transformation du parc existant pour tenir l'objectif de 2 millions de logements d'ici 2030.
Un virage vers l'existant, déjà anticipé par les Français
Rénovation des logements vacants, reconversion de bureaux en habitations : les mesures évoquées dans le texte gouvernemental traduisent une même conviction, celle qu'il faut mieux exploiter ce qui existe déjà plutôt que d'artificialiser de nouveaux terrains. Un raisonnement qui s'applique tout autant au parc de maisons individuelles, largement sous-exploité en matière de potentiel d'évolution.
Selon le baromètre OpinionWay réalisé pour Viveo, spécialiste de la surélévation, 80 % des Français estiment déjà que l'avenir de l'habitat passe davantage par la transformation du bâti existant que par la construction neuve. Un chiffre qui confirme, bien avant les annonces gouvernementales, une évolution profonde des attentes des ménages.
Des besoins d'espace qui ne cessent d'évoluer
Cette évolution des mentalités s'explique aussi par des transformations concrètes dans les modes de vie.
- Le télétravail concerne aujourd'hui plus de la moitié des actifs et crée un besoin croissant de pièces dédiées à domicile.
- Les familles recomposées, qui représentent près de 30 % des foyers, ainsi que l'accueil de seniors à domicile, imposent des logements plus modulables, capables de s'adapter dans la durée.
- Une demande croissante pour la location de courte durée ou les logements étudiants, en particulier dans les grandes métropoles et leurs périphéries
Résultat : déménager n'est plus toujours la solution la plus pertinente. Coûteux et souvent synonyme de renoncement à un quartier ou à un cadre de vie, un déménagement pousse de plus en plus de foyers à privilégier l'agrandissement de leur logement actuel.
La surélévation, une réponse déjà identifiée par les Français
Parmi les solutions disponibles pour transformer l'existant, la surélévation de toiture occupe une place particulière. Elle consiste à remplacer la toiture d'une maison par un étage supplémentaire, créant ainsi des mètres carrés habitables sans emprise au sol supplémentaire ni artificialisation des sols, un principe qui rejoint directement les objectifs affichés par le projet de loi logement.
Selon le même baromètre OpinionWay, 71 % des Français considèrent d'ores et déjà la surélévation comme une solution d'avenir pour répondre aux nouveaux besoins de logement. Un potentiel confirmé sur le terrain, mais qui reste encore largement sous-exploité à l'échelle du pays.
« En France, nous disposons d'un parc de maisons individuelles très important, mais dont le potentiel d'évolution reste encore peu exploité. La surélévation permet de transformer ce patrimoine existant pour répondre aux nouveaux besoins de logement, sans artificialiser davantage les sols. Dans un contexte où l'accès au logement se complexifie et où le foncier se raréfie, il devient essentiel de mieux utiliser ce qui existe déjà. La transformation du bâti, et notamment la surélévation, a un rôle majeur à jouer dans cette évolution », explique Lionel Taquet, directeur général de Viveo.
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Informations : Viveo