Sécurité de la porte - les serrures multipoints

Un seul verrou ou même une serrure renforcée d’un verrou opposent une assez faible résistance aux cambrioleurs. La porte est beaucoup plus difficile à forcer lorsqu’elle comprend quatre ou cinq points de fermeture. Les cambrioleurs reconnaissent rapidement une porte qui comporte une serrure multipoint. Ils peuvent être dissuadés de la forcer, sachant que c’est une tâche difficile et bruyante, et qu’ils devront y passer plus de temps.

Les serrures multipoints

Ce système de fermeture présente un double avantage : il assure une condamnation de la porte en cinq points (et donc une bonne sécurité), et il n’est commandé que par une seule clé. La serrure à trois ou cinq points remplace généralement l’ancienne serrure (alors que la serrure à quatre points avec deux verrous vient souvent en complément d’une serrure classique).
Commencez par mettre en place la serrure à la place de l’ancienne. Il faut généralement agrandir le trou du canon. Coupez les tringles en fonction de la hauteur de la porte ; prenez les repères en mettant les tringles en position. Une fois les tringles coupées, percez leur extrémité pour les accrocher sur la serrure (le diamètre des trous à percer est indiqué dans la notice de pose). Les verrous intermédiaires doivent se situer en haut et en bas, à égale distance entre le bord de la porte et la serrure. La liaison entre les verrous et la tringlerie se fait au moyen de petites pièces métalliques (appelées “piliers de verrou”), qui se fixent après perçage de la tringle. Lorsqu’on tourne la clé, les pênes se déplacent en même temps pour ancrer la porte au chambranle, ainsi qu’au sol. Ce type de serrure ne convient qu’à des portes solides en bois massif. Le mécanisme de fermeture est à haute sécurité (le cylindre résiste au sciage et à l’arrachement, et il est incrochetable). La forme de la clé est très spéciale (elle est fournie avec une carte codifiée pour une éventuelle reproduction, en usine). Une certification A2P garantit une haute sécurité.

La protection des gonds

Il s’agit de dispositifs qui empêchent qu’en soulevant la porte on ne la fasse sortir de ses gonds, rendant illusoire la protection la plus élaborée, et, en particulier, les serrures multipoints décrites précédemment. 
Les dispositifs utilisés sont extrêmement bon marché et se posent sans difficulté. Le principe en est simple : deux ergots fixés sur le chant vertical de la porte, côté articulation, viennent s’engager dans deux trous percés dans une plaque vissée dans la feuillure de l’huisserie. Les trous percés dans cette plaque se prolongent bien sûr dans l’huisserie. Il faut autant de dispositifs que la porte a de gonds (soit deux ou trois).

Pose des protections de gonds

Tracez l’emplacement des plaques sur la feuillure de l’huisserie et sur le chant de la porte, en correspondance parfaite (le mieux est de se servir des plaques pour reporter leur contour). Les protections ne devant pas gêner la fermeture de la porte du fait de leur épaisseur, l’huisserie et le chant doivent être entaillés. Commencez par réaliser l’entaille avec un ciseau à bois dans le dormant de l’huisserie qui accueillera la plaque mâle du dispositif. Assurez-vous que la plaque mâle s’insère bien et affleure parfaitement le niveau du bois, puis vissez-la solidement en place. Procédez au traçage correspondant sur le chant de la porte, pour la plaque femelle.  Réalisez la même entaille que pour la plaque mâle et positionnez la plaque femelle à blanc. Tracez l’emplacement des alvéoles sur le chant de la porte. Déposez la plaque femelle placée provisoirement et percez les trous destinés à recevoir les ergots de la plaque mâle (ergots et trous doivent être en correspondance exacte). Vissez la plaque femelle en place.

Les cornières antipinces

Elles se fixent simplement en périphérie de la porte pour empêcher l’engagement d’une pince (pied-de-biche) entre la porte et l’huisserie. La validité du système n’est garantie que si les cornières sont inviolables. Elles doivent donc être fixées par des boulons à tête ronde et collet carré, la tête étant située vers l’extérieur, ou par rivetage en cas de blindage.

Le blindage

Il s’agit, ni plus ni moins, d’une feuille d’acier (le plus souvent anodisé) disposée contre la porte, généralement du côté intérieur. La pose d’un blindage est très difficile, car elle doit tenir compte de la serrurerie. Sa fixation doit être excellente, ce qui n’est pas à la portée de l’amateur. Plutôt que de blinder une porte, il vaut mieux remplacer la menuiserie existante par une porte blindée en usine.

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